Economie, habitat, vie sociale en montagne. Habitat montagnard.

« Habitat dispersé, Habitat regroupé, Matériaux de construction locaux, Fonction de protection de l’habitat, Fonctions agropastorales de l’habitat. »

Habitat montagnard :

Depuis les temps les plus anciens, les hommes, êtres vivants plutôt fragiles, ont utilisé leur intelligence pour inventer des moyens de survie dans la nature. L’habitat fait partie de ces inventions au même titre que la création des vêtements, la maîtrise du feu, ou la mise au point d’armes et d’outils de plus en plus perfectionnés.

L’habitat, c’est d’abord et avant tout un lieu de survie, protégé contre les prédateurs et contre les rudesses du climat. Si les premiers hommes ont utilisé des abris naturels, telles que les grottes, ils ont appris dès le néolithique à construire des abris sommaires, huttes ou cabanes, puis à édifier des architectures de plus en plus complexes en construisant des murs, des toits, des planchers, des portes et des fenêtres…

Mais l’habitat n’est pas qu’un abri. C’est aussi un lieu de vie, où s’épanouissent les aspirations les plus profondes des hommes en lien avec la communauté et le monde qui les entoure. C’est le lieu où s’établit la notion de foyer, berceau de la famille. C’est le ‹‹chez-soi›› hérité de ses ancêtres que l’on désire transmettre à ses enfants. C’est un lieu de pérennité des liens familiaux , rempli de sentiments et de souvenirs.

La montagne a longtemps exercé chez l’homme un double sentiment de fascination et de crainte. Elle était considérée comme un lieu sacré, d’abord siège des divinités païennes, puis lieu de dévotion empreint de christianisme dont on retrouve la trace dans la multiplicité des chapelles, croix et oratoires qui la recouvrent. Pour survivre en montagne, les hommes ont appris à la respecter. Il aura fallu attendre une période très récente pour que les hommes se mettent à en conquérir les sommets pour leur plaisir.

Au delà de ces considérations mythologiques, la montagne est un milieu géographique extrême, au relief complexe et tourmenté, au climat rude, à la végétation rare. Pour survivre dans ce milieu particulièrement hostile, les hommes ont développé des trésors d’imagination pour apprendre à produire leur nourriture et se protéger des prédateurs et des intempéries. L’architecture et l’habitat participent pleinement à cette survie.

Habitat dispersé – Habitat regroupé :

L’habitat dispersé est un des deux types d’habitat humain en milieu rural, résultant généralement des activités agricoles et de la géographie. L’habitat est qualifié de dispersé quand la majeure partie de la population d’une zone donnée (terroir ou village) habite soit dans des hameaux soit dans des fermes isolées. Au contraire, dans l’autre type d’habitat rural – l’habitat concentré (ou groupé) – la population s’implante préférentiellement autour d’un bourg principal. La structure agraire définit le type d’habitat rural lié, par exemple par la présence d’enclos, ou de talus de haies entourant les champs ainsi que leurs fermes, ou lors de l’installation dans les plaines de l’Ouest américain des fermes isolées lors de la création des Township. Il est aussi issu d’une restructuration des espaces, comme le regroupement parcellaire (dans les grandes plaines).

En France, dans les bocages, l’habitat est principalement dispersé. Il est aussi typique des grandes régions agricoles tels que le Grand Ouest français. Il est moins présent là où l’église a servi de pôle d’organisation de l’habitat. Dans le Grand Ouest français, avec la mutation de la population, l’habitat périurbain s’est développé sur la base de cette structuration avec une construction immobilière autour des écarts.

Matériaux de construction locaux :

Aller ici : http://www.savoie-archives.fr/archives73/dossiers_sabaudia/habitatmont/scientifique2.php
Aspect général : On a un soubassement en maçonnerie qui constitue l’ensemble du rez-de-chaussée. Il permet d’avoir une bonne assise de la maison. Il est à noter que recouvrir les murs d’enduit est quelque chose de traditionnel, puisqu’il était mis pour protéger les façades en pierre. Traditionnellement, les murs en maçonnerie étaient épais (0,50 à 0,80 cm).  Les autres niveaux sont faits entièrement en bois.

La toiture : dans l’habitat montagnard est une pièce maîtresse, puisque c’est elle qui fait la relation entre l’habitation et le milieu extérieur (la pluie, la neige, etc.). Elle ne recouvre pas que la partie habitée, elle recouvre aussi l’ensemble des parties utiles (remise de bois, …).  Le faîtage est toujours orienté vers la vallée, les pignons sont donc dans le sens de la pente. Les toitures en ancelles ont des pentes qui n’excèdent pas 25% (puisqu’elles ne sont   pas clouées) et sont retenues par des perches et des pierres posées directement sur le toit, comme sur la photo 1. Les toitures en tavaillons peuvent avoir des pentes plus importantes puisqu’elles sont clouées. Ces toitures demandent un entretien régulier, tous les dix ans environ. Elles peuvent avoir une durée de vie qui va jusqu’à 60 ans si elles sont bien mises en place.

Jusqu’au début du 20ème siècle la plupart des toitures des habitations étaient réalisées dans des matériaux disponibles à proximité des maisons telles que le roseau, la paille (chaume), la pierre (lauze ou ardoise), le bois (tavaillons, ancelles) ou l’argile (tuiles). En France et en Amérique du Nord, on utilise aussi  une plaque en panneaux de polypropylène bitumé, aussi appelée shingle ou bardeau canadien.

Au-delà d’une certaine altitude, la culture du seigle et des autres céréales source de chaume n’est plus possible, ce qui a contraint les habitants des montagnes à trouver un remplacement pour couvrir leurs toits. La lauze s’est imposée, dans certaines régions, du fait qu’elle offre une bonne isolation thermique ainsi qu’une grande résistance

Fonction de protection de l’habitat :

La deuxième spécificité de l’architecture en montagne réside dans son adaptation à une nature particulièrement hostile. L’habitat se doit d’être particulièrement protégé des risques naturels et des intempéries. Nous retrouvons ici la notion de refuge, bien connue des randonneurs en montagne.

Les risques naturels sont nombreux en altitude. Il ne se passe pas d’année sans glissement de terrain, inondation ou avalanche. Par une observation attentive, les hommes ont appris à reconnaître les terrains les plus stables et les plus abrités. Ces sites sont propices à l’établissement des cultures et à l’édification des maisons souvent regroupées en hameaux.

L’habitat est conçu pour résister aux intempéries. Cette fonction importante donne aux maisons et aux chalets des formes typiques : bâtiments calés dans le relief existant, petites fenêtres, immenses volumes de stockage de foin sous toiture formant matelas isolant contre le froid. La protection contre le vent et la neige est toujours assurée de façon efficace par les murs et la toiture, mais prend des formes très différentes selon les matériaux disponibles et les habitudes locales.

Outre la prise en compte des risques naturels, le choix d’un site de construction dépendra de la proximité des chemins d’accès, de la disponibilité en ressources naturelles (bois, pierres, eau), et de la position du terrain par rapport aux parcelles à exploiter. L’histoire politique ou économique permet aussi d’expliquer certains établissements humains : proximité de grandes voies de communication, gués, dépendances d’un château ou d’une abbaye, …

Fonctions agropastorales de l’habitat :

La première spécificité de l’habitat de montagne est d’être adapté aux activités agro-pastorales.

Après avoir vécu de cueillette et de chasse, les hommes ont appris à cultiver quelques parcelles et à élever des troupeaux de chèvres, de moutons ou de vaches, fournissant viande, lait, beurre et fromage. Le froid, l’altitude, la pente et la mauvaise exposition au soleil de certains versants rendent l’agriculture particulièrement difficile. Les terres arables de fond de vallée ne suffisant pas, les hommes ont appris à conquérir les alpages, utilisant chaque parcelle libérée par la fonte des neiges. C’est ainsi que s’est mise en place une économie agro-pastorale basée sur le principe des ‹‹remues››, où les hommes et leur troupeaux se déplacent à chaque saison d’une altitude à une autre.

L’architecture est adaptée à ce cycle des ‹‹remues››, qui nécessite la construction de plusieurs bâtiments, à des altitudes diverses, plus ou moins utilisés pendant l’année. Nous parlerons d’habitation principale, ou d’habitation permanente pour désigner la maison du bas, et nous parlerons de chalets d’alpage pour désigner les bâtiments du haut, utilisés de façon saisonnière.

L’architecture de montagne prendra des allures différentes selon l’altitude et la durée de son utilisation. Elle variera aussi selon les modes de regroupements adoptées pour protéger les hommes, les animaux et les récoltes. Les spécialistes parlent de maisons concentrées, lorsqu’il y a regroupement sous le même toit du logement des hommes et de celui des bêtes et du fourrage. Ils parlent au contraire de maisons dissociées, lorsque ces trois fonctions se trouvent séparées dans des bâtiments indépendants. Ces différents types se rencontrent en Pays de Savoie. La partie habitation est toujours plus petite que la partie agricole. La grange représente toujours le volume le plus grand, destiné au stockage de tout le fourrage nécessaire à la nourriture du troupeau pendant l’hiver.

Economie, habitat, vie sociale en montagane. Colonisation du milieu montagnard par l’Homme.

« Voie de passage, Aire de chasse, Lieu de retraite religieuse, exploitation de ressources naturelles, Zone de défense militaire, Agriculture de montagne, Thermalisme, Tourisme estival, Tourisme hivernal. »

A lire absolument : http://insitu.revues.org/11243

Colonisation du milieu montagnard par l’Homme :

Un milieu à protéger : « Nous n’héritons pas de la terre de nos an cêtres, nous l’empruntons à nos enfants. » (Antoine de Saint-Exupery)
Les activités sportives de pleine nature pratiquées dans les clubs de la fédération s’exercent dans des milieux fragiles, qui sont très sensibles à l’action de l’homme. L’augmentation de la fréquentation accroît les risques de dégradation.
De plus, les activités sont souvent pratiquées dans des sites qui se caractérisent par une faune, une flore qui évoluent dans des conditions climatiques très difficiles, et les plaies sont plus longues à cicatriser. C’est le cas en haute montagne où la belle saison ne dure que quelques mois. C’est aussi le cas dans les régions à climat méditerranéen dans lesquelles la flore connaît en été des chaleurs fortes accompagnées d’une pluviosité faible. Il faut donc se rappeler en permanence que si la montagne et plus généralement les espaces naturels constituent notre patrimoine commun, leur fragilité impose à tous un comportement responsable.
Certaines espèces que l’on rencontre sur un site sont appelées endémiques, c’est à dire qu’elles ne poussent que sur ce site, et présentent donc un intérêt particulier au titre de la diversité biologique. Stopper la perte de biodiversité est l’un des plus grands défis auxquels la communauté internationale est aujourd’hui confrontée.

Le rôle de la FFCAM : La Fédération Française des Clubs alpins et de Montagne considère que la sauvegarde de la montagne constitue une responsabilité toujours plus actuelle.
Cette sensibilité à l’environnement a été matérialisée par la création en 1976 d’une entité qui lui est entièrement dévolue : la Commission Nationale de Protection de la Montagne. Elle est composée de délégués techniques régionaux qui se réunissent 4 fois par an afin de rendre compte de la situation sur le terrain, de discuter des problèmes qu’ils ont pu rencontrer. La CNPM peut alors envisager, entreprendre et encourager des actions en faveur du milieu montagnard et de sa protection. Son rôle consiste, entre autres, à proposer au comité directeur fédéral des prises de positions concernant les dossiers essentiels liés à la protection de la montagne.
Elle permet ainsi de perpétuer la tradition de respect du milieu naturel exposée dans la « Charte Montagne (voir en annexe), pour un développement respectueux de l’environnement » et de la matérialiser par des démarches concrètes.
La protection des sites naturels en France Il n’est pas possible pour des raisons évidentes de « mettre sous cloche » tous ces sites et la limitation de la fréquentation est difficile à mettre en œuvre. Il est donc nécessaire de développer dans l’esprit de chacun le souci de pratiquer ses activités de façon écologiquement responsable.  Cent randonneurs marchant sur un sentier font moins de dégâts que dix randonneurs empruntant des raccourcis !

La protection des sites naturels en France : La nécessité de sauvegarder des sites prestigieux a conduit, tout au long du XXème siècle, à mettre en place des outils qui permettent de mieux les protéger tout en permettant la poursuite de leur fréquentation. Certains de ces outils sont contraignants, d’autres n’engendrent aucune conséquence réglementaire.
Les espaces protégés apportent une contribution décisive car ils visent directement la protection des éléments de la diversité biologique pour lesquels le risque de disparition est le plus fort. L’ambition est de pouvoir dire que chaque espèce ou habitat menacés bénéficient d’un espace où son avenir est garanti.
a.  Les outils contraignants :
– les sites classés (loi de 1930) – les Parc Nationaux (loi de 1960) – les Parcs naturels régionaux (loi de 1967) – les Réserves naturelles – les arrêtés de biotope

b.  Les outils non contraignants :
Les ZNIEFF :  zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique, est une zone de superficie variable, présentant une valeur biologique élevée (présence d’habitats naturels et d’espèces remarquables ou protégées par la loi) et Natura 2 000.

Voie de passage :

Construction-architecture, urbanisme et voirie, une voie qui sert de passage entre 2 rues ou entre deux bâtiments. Il peut s’agir d’ :

  • une porte, une porte cochère, un portail, un guichet ;
  • un couloir, une galerie, un déambulatoire, un dégagement, une coursière, une arcade dans un édifice ou entre deux bâtiments ;
  • un souterrain partant depuis un bâtiment, un souterrain sous une voie, en couloir de métro ou chemin de fer.

Aire de chasse :

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Lieu de retraite religieuse :

Une retraite spirituelle est un temps que prend une personne pour prier, méditer ou d’une manière générale réfléchir à sa vie personnelle. Cela comprend une prise de distance géographique vis-à-vis du lieu où l’on vit et travaille habituellement, pour, dans la solitude d’un monastère ou d’une autre institution appropriée, réfléchir aux questions fondamentales de la vie.

Exploitation de ressources naturelles :

 

Zone de défense militaire :

Une zone de défense et de sécurité est une circonscription administrative française spécialisée dans l’organisation de la sécurité nationale et de la défense civile et économique. Les zones de défense et de sécurité font partie de l’« organisation territoriale interarmées de la défense » (OTIAD). En métropole, elles comprennent de une à quatre régions.

La zone de défense et de sécurité est un échelon territorial, voué à trois missions :

  • l’élaboration des mesures non militaires de défense et la coopération avec l’autorité militaire (la circonscription militaire de défense coïncide avec la zone),
  • la coordination des moyens de sécurité civile dans la zone,
  • l’administration d’un certain nombre de moyens de la police nationale, de la gendarmerie nationale et d’autres services locaux du ministère de l’Intérieur.

 

Agriculture de montagne :

La montagne est devenue un secteur touristique et de loisirs : ski, randonnée, parapente, vacances au vert… Aujourd’hui, peu de gens remarquent l’agriculture dans ces territoires : les vaches et les brebis sont belles et leur présence est normale.

Les vacanciers ne se doutent pas des difficultés de l’agriculture de montagne : climat, altitude, pente, prédateurs, nuisibles, accès au foncier… Mais la montagne, c’est aussi un secteur de production à forte valeur ajoutée et au patrimoine culturel et gastronomique important à préserver. Les AOC et le tourisme sont aujourd’hui des contraintes, mais également des atouts importants grâce à la valorisation des productions qu’ils représentent.

L’homme et l’animal sont au centre de la montagne. Ce sont des pratiques culturales anciennes qui ont permis de façonner la montagne telle qu’elle est aujourd’hui. Ces pratiques peinent aujourd’hui à se maintenir face à une demande de rentabilité de plus en plus importante et la difficile mécanisation. Il faut pourtant pérenniser l’agriculture de montagne dans l’intérêt de tous.

Des difficultés inhérente à la montagne : Cela va sans le dire, mais la montagne est pentue et l’hiver y est rude. Plus personne ne réalise le travail supplémentaire causé par ces deux facteurs. Les non-initiés n’imaginent pas par exemple la proportion des surfaces agricoles qui ne sont absolument pas mécanisables, et donc ne peuvent être valorisées que par la pâture ! Ce n’est qu’en montagne qu’on trouve encore des parcelles de foin fauchées et ramassées à la main, l’utilisation de machines agricoles étant parfois impossible.

L’agriculture de montagne nécessite des investissements importants, comme l’achat d’un chenillard ou d’autres matériels spécifiques, et engendre des surcoûts. La mise aux alpages des troupeaux oblige à avoir deux salles de traite (une fixe et une mobile) : double investissement ! Le besoin en personnel est plus important (surveillance des troupeaux aux alpages, traite et clôtures), car la main d’œuvre familiale n’est plus aussi disponible qu’autrefois, ce qui induit une augmentation des charges. La surveillance des troupeaux devient de plus en plus indispensable et lourde à assumer : loups, vol de bêtes.

Enfin, le climat est plus changeant en montagne. Lorsqu’il fait beau, le métier est merveilleux. Mais quand il pleut beaucoup, comme cette année en Savoie, la traite se déroule dans la boue. L’hiver est froid et long, la saison à l’étable est donc plus longue qu’en plaine et les troupeaux consomment plus de fourrages et de paille. Cette année, les premiers troupeaux amenés aux alpages ont fait face à 50 cm de neige, au manque d’herbe et d’eau.
C’est pour toutes ces raisons qu’a été mise en place l’ICHN : l’indemnité compensatoire aux handicaps naturels.


L’Indemnité compensatoire aux handicaps naturels : L’ICHN, instaurée en 1976, est une aide permettant aux exploitations situées dans des zones défavorisées de compenser des difficultés spécifiques liées à leur implantation géographique. Ce dispositif est censé permettre de maintenir une agriculture viable dans des secteurs fragiles.

Depuis ses débuts, la CR dissocie clairement cette aide, légitime et indispensable, de celles de la PAC. Ainsi, la CR s’est toujours battue pour le maintien et la revalorisation de l’ICHN, alors qu’elle plaide par ailleurs pour des prix rémunérateurs qui permettraient de ne plus avoir à recourir aux aides PAC.

Contrairement aux idées reçues, l’ICHN ne concerne pas uniquement les zones de montagne mais des territoires très variés. Ainsi quatre zones spécifiques ont été définies en France et bénéficient de ces aides : les zones de haute-montagne et montagne, les zones de piémont, les zones défavorisées simples et les zones à handicaps spécifiques, telles que les DOM-TOM par exemple.

Au niveau national, un montant de base à l’hectare (de surfaces fourragères, de céréales autoconsommées ou de céréales commercialisées situées en « zone sèche » de haute montagne ou de montagne) a été défini par secteur (221 € en haute-montagne, 136 € en montagne, 55 € en piémont, 49 € en zone défavorisée simple). Seules les exploitations ayant des surfaces fourragères, dont 80 % de la Surface Agricole Utile (SAU) est située dans la zone concernée, et qui respectent un taux de chargement défini au niveau départemental, peuvent en bénéficier. Ce montant de base est modulé selon des règles départementales et il existe des plages optimales de chargement en dehors desquelles le montant de l’aide est réduit. Le versement est majoré de 50 % depuis 2010 sur les 25 premiers hectares, et plafonné à 50 ha. De plus, le fait qu’une exploitation soit au sein de ces zones a des incidences sur le montant des aides à l’installation et aux investissements.

L’Union Européenne a demandé la révision du zonage de l’ICHN, qui, heureusement, ne touchera pas les zones de montagne et de haute montagne. Certaines des modifications proposées par l’UE aboutiraient clairement à réduire les surfaces concernées  bénéficiant de ces aides. Pour exemple le critère de pente, qui serait réévalué supérieur à 15 % (alors que dès 8 % la mécanisation de la parcelle est déjà compromise). Pour la CR, qui siège au sein de la Commission nationale chargée de la révision de ces zones, il convient de :

  • revoir les méthodes de calcul en les simplifiant, ce qui permettrait également de corriger les inégalités dans certains secteurs ;
  • intégrer la notion de sécheresse chronique ;
  • conserver le critère de taux de chargement ;
  • corriger l’anomalie qui fait que certaines zones classées « montagne » sont plus plates que d’autres classées en plaine !

La pluriactivité, une évidence : Revenus en baisse, difficultés de trésorerie… Nombreux sont les éleveurs qui ont besoin d’un apport financier complémentaire à leur métier. Alors, ils deviennent le temps d’une saison, moniteurs de ski, dameurs, pisteurs, salariés des domaines skiables, guides de montagne… Aux contraintes horaires, s’ajoutent alors des difficultés administratives, car il faut sans cesse démontrer que le revenu agricole est supérieur à celui de l’activité complémentaire pour ne pas perdre le statut d’agriculteur et ne pas dépasser le plafond autorisé pour toucher l’ICHN…

Le pastoralisme, folklore ou nécessité ? Quand on évoque la montagne, après le sport, on pense souvent aux troupeaux et à la transhumance. Les nombreuses fêtes de la transhumance permettent de maintenir cette tradition, avec la venue des touristes qui profitent d’une journée à la montagne et d’un pique-nique convivial. Le berger, une fois dans les alpages, a un travail à la fois bien différent et bien identique à celui du début des années 1900. Identique pour la traite des vaches et des brebis et la fabrication du fromage. Différent car la modernité s’est installée : la traite est facilitée, les groupes électrogènes sont présents et le berger n’est plus contraint de passer plusieurs mois dans un isolement quasi total.

Il est évident que le pastoralisme a régressé, à tel point que pendant quelques années, on a pensé qu’il disparaîtrait. Mais l’intérêt est évident pour les agriculteurs tant pour la qualité de l’herbe et donc du lait que par nécessité dans les zones méditerranéennes où l’été, seule la montagne permettait de nourrir les troupeaux. D’ailleurs la diminution du pastoralisme et des troupeaux a de lourdes conséquences : incendies, car les ovins ne sont plus présents en nombre suffisant pour nettoyer les broussailles, mais aussi avalanches, car l’absence de broutage laisse une herbe plus longue, sur laquelle la première couche de neige adhère moins bien. On remarque d’ailleurs que dans certaines zones montagnardes, les communes recherchent activement des éleveurs pour venir s’installer sur leur territoire et ainsi résoudre ces problèmes (Pyrénées notamment).

Aujourd’hui, les troupeaux viennent de plus loin pour entretenir les alpages. Ainsi, des troupeaux ardéchois viennent brouter en Savoie, après un trajet en camion.

 

Thermalisme :

Le thermalisme comme « produit du terroir ».

400px-Carte_des_villes_thermales_en_France.jpgEnsemble des activités liées à l’exploitation et à l’utilisation des eaux thermales. Cela se rapporte aussi bien à l’histoire, l’économie, les acteurs, le patrimoine qu’à l’ensemble des moyens (médicaux, sanitaires, sociaux, administratifs…) mis en œuvre dans les stations thermales lors des cures thermales.

Quelques chiffres :

  • 105 établissements thermaux répartis sur 90 stations thermales.
  • En 2008, 492 331 patients ont reçu une prescription médicale de cure thermale
  • La rhumatologie représente plus des deux tiers des patients
  • 8,8 millions de journées de cures dans le cadre de cures conventionnées
  • 2 millions de journées en cure capital santé
  • 0.3 % du budget de l’assurance maladie

 

 

 

Divers. Natura 2 000.

Le réseau Natura 2000 a été créé afin de contribuer à préserver la diversité biologique sur le territoire de l’Union européenne en tenant compte des exigences économiques, sociales, culturelles et régionales qui s’y attachent. Il est composé de sites désignés spécialement par chacun des Etats membres en application des directives européennes dites « Oiseaux » et « Habitats » de 1979 et 1992.
La directive du 2 avril 1979 dite directive « Oiseaux » prévoit la protection des habitats nécessaires à la reproduction et à la survie d’espèces d’oiseaux considérées comme rares ou menacées à l’échelle de l’Europe. Dans chaque pays de l’Union européenne seront classés en Zone de Protection Spéciale (ZPS) les sites les plus adaptés à la conservation des habitats de ces espèces en tenant compte de leur nombre et de leur superficie.
La directive du 21 mai 1992 dite directive « Habitats » promeut la conservation des habitats naturels de la faune et de la flore sauvage. Elle prévoit la création d’un réseau écologique européen de Zones Spéciales de Conservation (ZSC).
Sur la base des observations scientifiques, la directive prévoit la création d’un réseau « Natura 2000 » (ensemble des espaces désignés en application des directives « Oiseaux » et « Habitats ») qui doit permettre de réaliser les objectifs fixés par la convention sur la diversité biologique, adoptée lors du « Sommet de la Terre » de Rio de Janeiro en 1992 et ratifiée par la France en 1996.
Il s’agit donc de promouvoir une gestion concertée et assumée par tous les acteurs intervenant sur les espaces naturels.
Les productions agricoles et forestières, le tourisme rural, les activités de loisirs comme les sports de nature, la chasse, la pêche contribuent à la gestion des espaces ainsi qu’à la qualité de la vie rurale. Aussi, la France a choisi d’élaborer avec ces hommes de terrain des « documents d’objectifs » pour chaque site.

Le document d’objectifs est établi sous la responsabilité du préfet de département assisté d’un opérateur technique, en faisant une large place à la concertation locale. Un comité de pilotage regroupe sous l’autorité du Préfet les partenaires concernés par la gestion du site (collectivités locales, propriétaires, exploitants, associations, usagers…) ou leurs représentants. Ce document définit les orientations de gestion et les mesures de conservation contractuelles et indique, le cas échéant les mesures réglementaires à mettre en œuvre sur le site. Il précise les modalités de financement des mesures contractuelles.

C’est à partir du document d’objectifs que seront établis les contrats de gestion, qui permettront aux signataires (propriétaires, agriculteurs, forestiers, chasseurs, associations, communes…) d’être rémunérés pour les travaux et les services rendus à la collectivité. Ces contrats seront passés directement entre l’Etat (via le Préfet de département) et le titulaire de droits réels ou personnels conférant la jouissance des parcelles concernées. Ils seront d’une durée minimale de cinq ans. Le contrat définira précisément les tâches à accomplir pour conserver ou rétablir les habitats naturels et les espèces qui ont motivé la création du site.

Economie, habitat, vie sociale en montagne. Exploitation forestière.

« Forêt domaniale, Forêt communale, Forêt privée, ONF, Forêt primaire, Futaie jardinée, Futaie régulière, Plantation, Rendement, Coupe à blanc, Régénération naturelle, Pré-bois, Déforestation. »

Forêt domaniale :

Une forêt domaniale est, en France, une forêt faisant partie du domaine privé de l’État.
Ce statut a pour origine l’édit de Moulins de 1566. Sa gestion est assurée par l’Office national des forêts (ONF) en application du Code forestier, héritier d’ordonnances et règlements qui se sont succédé depuis l’époque de Charlemagne « au gré du contexte politique, économique et démographique de la France, faisant des forêts domaniales les premiers espaces naturels dont la gestion est rigoureusement encadrée »

NB : La forêt d’Orléans est la plus grande forêt domaniale de France.

Forêt communale :

Une forêt peut naturellement devenir communale lorsqu’elle est achetée par une commune. Toutefois, beaucoup de forêts communales françaises sont anciennes et leur origine est parfois complexe.

Une forêt communale est d’abord un élément du patrimoine privé de la commune, mais aussi une composante du patrimoine forestier national, répondant à des enjeux d’intérêt général.

C’est pourquoi dans toutes les forêts appartenant à des collectivités territoriales ou à l’Etat, les actes de gestion s’inscrivent dans un cadre réglementaire commun : le régime forestier. La mise en œuvre de ce « régime » juridique spécial, combinant principes de droit public et de droit privé, est confiée par la loi à l’office national des forêts (ONF).

Ce régime apporte une garantie de gestion durable des forêts publiques en intégrant dans une même dynamique les dimensions économiques, écologiques et sociales (accueil du public) ce qui permet à la fois la conservation de ce patrimoine, son exploitation et sa mise en valeur.

Forêt privée :

La marque Forêt privée française, qui regroupe l’ensemble des organismes professionnels nationaux au service des propriétaires forestiers, a publié l’édition 2015 des chiffres de la forêt privée française. Dans l’édito, Antoine d’Amécourt, président des Forestiers privés de France et du Centre national de la propriété forestière, rappelle les grandes fonctions de la forêt : production de matière pour répondre à la demande des industriels (liée notamment au soutien de la construction bois), filtration de l’eau et de l’air, réserve de biodiversité, aménagement du paysage. Et d’ajouter que la forêt privée représente 400.000 emplois et un chiffre d’affaires de 60 milliards d’euros.

L’espace forestier français, qui couvre 30% du territoire national, est détenu à 74% par des propriétaires privés. Le document, illustré de graphiques et cartes, présente les données ayant trait à la surface de la forêt privée et sa composition, à l’usage du bois récolté, qui pour 18,5 millions de mètres cubes est consacré au bois d’œuvre (sciages et bois sous rail et merrains), à l’évolution de la quantité récoltée par grande famille (feuillus, résineux), et à l’évolution du prix du bois mais aussi des forêts. Un point est également fait sur les 3,5 millions de propriétaires forestiers et la gestion de l’espace boisé. On observe notamment une hausse de la certification PEFC.

La plaquette souligne enfin que l’exploitation forestière n’est pas la seule source de revenus pour ces propriétaires : la venaison, la production de miel et la récolte de champignons sont le trio de tête des revenus complémentaires.

ONF :

Établissement public à caractère industriel et commercial créé en 1964.

L’ONF, premier gestionnaire d’espaces naturels en France :

  •  la gestion durable des forêts publiques : 4,7 Mha de forêts et espaces boisés en métropole (27% de la forêt française), dont 1,7 Mha de forêts domaniales et 2,9 Mha relevant du régime forestier, ainsi que 5,6 Mha dans les départements d’Outre-mer.
    • mobilise du bois pour la filière : l’ONF commercialise chaque année environ 40% des bois mis sur le marché en France (pour le bois d’œuvre : 50% du chêne, 35% du sapin-épicéa et 90% du hêtre) pour un chiffre d’affaires de 272,6 M€.
    • effectue des prestations de service pour les collectivités et des clients privés.
    • agit pour augmenter la valeur biodiversité des forêts : cela passe par l’extension du réseau de réserves, par l’importance du réseau Natura 2000 en forêt publique, par la prise en compte de la biodiversité dans la gestion courante des forêts.
    • agit pour dynamiser le rôle de la forêt et des produits bois au service de la lutte contre les changements climatiques.

     

    •  agit au service des populations pour offrir une forêt accueillante.
    • assure des missions de service public pour la prévention et la gestion des risques : en montagne, l’office s’appuie sur les services RTM (restauration des terrains de montagne); en zone sud, il mobilise la mission DFCI (défense des forêts contre les incendies.

      L’ONF est certifié ISO 9001 et ISO 14001 et participe au système de certification de gestion durable des forêts PEFC (100% des forêts domaniales et 57% des forêts communales).

Pour plus d’infos RDV ici

Forêt primaire :

Une forêt primaire, ou plus couramment une forêt vierge, est une forêt intacte (ou originelle), et à haut degré de naturalité qui n’a donc jamais été ni exploitée, ni fragmentée ni directement ou manifestement influencée par l’homme. Toutes les forêts anciennes ne sont pas primaires, elles sont dites secondaires quand elles sont régénérées depuis longtemps sur une forêt autrefois détruite, significativement modifiée ou exploitée par l’Homme.

Les trois grands pôles de forêts tropicales primaires sont situés :

  • en Amazonie, principalement Brésil, Pérou et Colombie,
  • en République démocratique du Congo (Bassin du Congo),
  • en Indonésie,

qui à eux trois regroupent au moins les deux-tiers des forêts primaires de la planète. Proche du Brésil, la Guyane française, département français d’Outre-Mer, avec plus de 90 % de forêts primaires, en représente une des zones les plus vastes.

Aller plus loin avec l’article de Annik Schnitzler-Lenoble, « en Europe, la forêt primaire »

Futaie jardinée :

La futaie jardinée est un type de futaie irrégulière caractérisé par un mélange pied par pied d’arbres de toutes dimensions, de feuillus et de résineux. Sa gestion consiste essentiellement à prélever périodiquement l’accroissement de manière à conserver un volume de bois sur pied constant et à conserver une structure d’âge équilibrée.

Bien qu’elle puisse être considérée comme possédant certaines caractéristiques des forêts naturelles, la futaie jardinée est toujours une forêt gérée par l’homme.

On parle parfois de futaie jardinée par bouquet, par groupe ou en mosaïque pour parler de futaie irrégulière de structure d’âge et de dimension équilibrée à l’échelle du peuplement, mais dont les arbres de même âge se rassemblent en groupes de différentes tailles.

Futaie régulière :

Une futaie est dite régulière si, à l’échelle de la parcelle, tous les arbres des essences principales sont d’âge proche. Les arbres des peuplements équiens peuvent être issus de plantation, ou de régénération naturelle. Ils sont souvent de la même essence (dans ce cas, le peuplement est qualifié de « mono spécifique »), mais pas toujours.

La futaie régulière passe successivement par plusieurs stades: celui de semis, de fourré, de gaulis, de perchis et enfin celui de futaie. La limite des stades, ainsi que leur nom, varie selon les hauteurs. À chaque stade correspond un certain nombre d’opérations sylvicoles: par exemple, le dépressage se fera pendant le fourré, tandis que les coupes d’éclaircie se font pendant le stade de futaie.

À la fin de chaque cycle, l’ensemble du peuplement est coupé, soit directement dans son entier, soit par le biais de coupes progressives réparties dans le temps.

Plantation :

Rendement forestier :

Possibilité annuelle de coupe à rendement soutenu : Volume maximum de bois que  l’on peut prélever annuellement et à perpétuité dans une aire donnée, sans en réduire la capacité de production.
ƒ ƒRendement : Croissance ou accroissement des arbres à des âges donnés.

Coupe à blanc :

Les expressions « coupe rase », « coupe à blanc » et « coupe à blanc-étoc » désignent, en sylviculture, un mode d’aménagement sylvicole passant par l’abattage de la totalité des arbres d’une parcelle d’une exploitation forestière.

La méthode la plus opposée à la coupe rase est la « gestion en futaie jardinée ». Une méthode intermédiaire serait la gestion en taillis sous futaie.

Régénération naturelle :

La régénération naturelle utilise le cycle naturel de reproduction des peuplements en place. Elle correspond à l’ensemble des interventions de renouvellement d’un peuplement forestier par semences issues des arbres sur pied. Les semis se développent à partir des graines provenant de ces arbres (arbres semenciers) qui sont progressivement enlevés.

La régénération naturelle assure le renouvellement de la forêt de façon écologique et économique. Si le peuplement d’origine est de bonne qualité et si sa diversité génétique est bonne, elle permet de constituer un peuplement de qualité, bien adapté aux conditions locales et ainsi moins vulnérable aux changements climatiques. Les investissements pour établir la forêt de cette manière sont souvent plus faibles que par une plantation, même si, une fois le peuplement installé, les premières interventions, telles que la création de cloisonnements et le dégagement, sont très importantes.

Pré-bois :

Le Pré-bois, un continuum entre pâturages et forêts communales : Alternance de pâturages, de bosquets, de forêts et de clairières, le pré-bois est un milieu façonné par l’activité humaine.

Pour éviter que ce paysage ne se referme le maintien du pâturage est capital. Pour plusieurs sites soumis au régime forestier et intégrant des pré-bois, le document de gestion appelé « Aménagement forestier » prévoit une activité pastorale. Les conventions de pâturage sont passées avec les associations pastorales ou directement avec les éleveurs.

Cette activité pastorale qui permet de sculpter le paysage doit parfois, victime de son succès, être conciliée avec la présence de touristes. Ainsi sur le site de la Boissaude, près de la forêt communale de Labergement Sainte Marie (Doubs), plusieurs infrastructures accueillent des touristes avides d’espaces et de verdure : ferme-auberge, parking, circuits pédestres et VTT, pistes de skis de fond…

Au service des mairies : Certains pré-bois, faiblement boisés, ne bénéficient pas du régime forestier et de l’aménagement.

Pour gérer au mieux ces espaces, l’ONF et les communes propriétaires ont mis en place des conventions de gestion pluriannuelles de pâturages boisés. Sur une période d’au moins 10 ans, elles prévoient la réalisation d’un plan de gestion intégrée.

L’Office est alors chargé d’établir un plan de gestion, de réaliser les travaux, de commercialiser les bois et de surveiller le site. Une convention de gestion pluriannuelle a été signée entre la commune des Villedieu et l’ONF, avec un double objectif, pastoral et paysager, sur une surface de 68 ha.

Par delà les frontières : Que ce soit en France ou en Suisse, les pré-bois ou pâturages boisés sont aujourd’hui menacés d’une double évolution :

  • la fermeture forestière dans les zones les moins productives
  • la disparition des arbres dans les zones exploitées intensivement.
 Déforestation :

 

Le terme « déforestation » est utilisé pour qualifier la régression ou la disparition des espaces forestiers. Elle est est le plus souvent due à l’urbanisation, l’extension des terres agricoles et l’exploitation, souvent illégale, d’essences forestières.

 La déforestation : quel impact ?

– plus de CO2 relâché dans l’atmosphère. Les forêts sont des puits de carbone : un hectare d’arbres peut ainsi absorber jusqu’à 6 tonnes de CO2 par an.
– des sols qui s’érodent. Le sol forestier filtre les polluants, facilite l’infiltration de l’eau dans le sol et régularise le débit des rivières.
– moins de précipitations. Les arbres maintiennent le taux d’humidité dans l’atmosphère et donc la fréquence des pluies.
– une biodiversité qui s’éteint. La disparition de la forêt menace la survie d’un grand nombre d’espèces animales dont elle constitue l’habitat naturel.

L’Amazonie, première victime de la déforestation : Les grandes forêts tropicales d’Indonésie et du Bassin du Congo sont parmi les plus touchées par la déforestation. Mais la première victime de ce phénomène demeure l’Amazonie, qui a perdu 18% de sa surface (deux fois la France) depuis 1970. Selon les projections du WWF, plus de la moitié du « poumon de la planète » aura disparu à l’horizon 2030 si son exploitation se maintient au rythme actuel.

La déforestation en un chiffre : 80 000, comme le nombre de km2 de forêt qui disparaissent chaque année, selon un rapport de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture). Cette surface équivaut à la superficie d’un pays comme l’Autriche.

L’actu : Les députés européens ont voté fin avril renforcement du projet de règlement visant à mettre fin aux importations de bois illégal en Europe, qui représenteraient aujourd’hui 20% des stocks, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF). Le texte doit être examiné en juin par le Conseil des ministres de l’Agriculture.

 

Economie, habitat, vie sociale en montagne. Tourisme en montagne.

« Tourisme montagnard estival, tourisme montagnard hivernal, randonnée pédestre. »

Connaître : histoire, évolution, diversité, importance économique des activités touristiques ci-dessus.

Cf : Documentaire sur Arte  » La montagne, nouvelle Ibiza. »

Le tourisme moderne, une notion définie depuis le XIXe siècle : Très classiquement et selon les définitions des dictionnaires reprises par les grands organismes officiels dont l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), le sens du mot tourisme part d’une notion simple : « toute personne en déplacement hors de son environnement habituel pour une durée d’au moins une nuitée et d’un an au plus ». Les élargissements récents rendent compte de l’évolution de la fonction et désormais du secteur d’activité économique que ce mot recouvre. Au départ, le tourisme reste très lié à la notion de voyage tel que le conçoit l’aristocratie, c’est-à-dire un des composants des loisirs qui définissent son mode de vie, étant la seule catégorie à pouvoir en disposer. Cette filiation reste marquée dans le sens donné au mot tourisme comme « le fait de voyager ou de parcourir pour son plaisir, un lieu autre que celui où l’on vit habituellement, ce qui peut impliquer la consommation d’une nuitée auprès d’un hôtelier et éventuellement la réservation de titre de transport ». L’intérêt de cette définition est de pointer les éléments caractéristiques du tourisme tel qu’il s’est implanté dans les Alpes : l’arrivée de populations étrangères au territoire dans le seul objectif d’y pratiquer leurs loisirs toujours associés aux notions d’agrément et de bien être. Ces séjours temporaires bénéficient des infrastructures résidentielles et de transport dont ils entraînent également le développement. Les nouvelles résidences et équipements hôteliers se greffent sur des villages ou des bourgades existantes ou entraînent la création ex nihilo de stations.

En deux siècles en effet, le tourisme est devenu non seulement une activité nouvelle, proposant des innovations multiples, mais, au cours des 50 dernières années, un secteur économique majeur et un des pivots des sociétés de montagne. Cette prégnance pose les risques d’une mono-activité, rendant sensibles ces espaces organisés jusqu’alors dans la complémentarité de la poly-activité des hommes, des familles comme des territoires.

Excursionnisme, thermalisme, alpinisme : mes 3 piliers du tourisme du XIXe siècle : L’histoire de l’arrivée des touristes, alpinistes et excursionnistes dans ces territoires a été travaillée depuis plusieurs années déjà, que ce soit par les historiens des loisirs et du tourisme ou par les historiens de l’alpinisme ou encore par les érudits et professionnels de la montagne. A un autre niveau, les textes écrits par les contemporains (papiers pour les guides touristiques ou récits de voyage rédigés à titre personnel) sont des sources essentielles, très précieuses pour appréhender le nouvel attrait qu’exercent ces territoires sur certaines catégories.

Généralement, les Anglais sont considérés comme les initiateurs du tourisme moderne, adaptant la pratique du Grand Tour [14] à de nouvelles destinations et à de nouvelles activités. Les touristes ne sont plus seulement les hommes jeunes du Grand Tour initiatique, mais ils se recrutent dans toutes les tranches d’âge et concernent aussi bien les hommes que les femmes. Les voyages associés à ces nouveaux loisirs prennent un caractère itératif et régulier. Ainsi mers et littoraux comme montagnes et sommets d’altitude deviennent des lieux à parcourir et leur attrait, le signe de la mutation des loisirs, dans un contexte qui affirme la dynamique d’une nation en avance techniquement et économiquement. Aussi le développement du tourisme est-il très largement associé à l’industrialisation et à l’urbanisation des sociétés européennes qui expriment en contrepoint un goût pour la nature et les espaces vierges. Durant cette période, un mouvement parallèle nommé « exode rural » contribue à la dépopulation progressive de ces mêmes territoires, parachevé, dans les années 1960, par la déprise agropastorale qui entérine le remplacement de l’économie agropastorale par celle du tourisme.

Dans ces nouvelles tendances, le thermalisme profite aux Alpes bien pourvues en eaux aux vertus thérapeutiques mais surtout à un mode de vie qui convient à ces élites internationales en quête de distinction sociale et de mondanités.

La diversification des activités, les effets du tourisme de masse : Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, le tourisme reste réservé à une clientèle de privilégiés, même si les lois de 1936, notamment celle des congés payés, ouvrent à une diversification dans la provenance sociale des touristes. La guerre de 39-45 ralentit cette évolution, même si le tourisme et l’engouement pour la montagne ne cessent pas. Etre touriste devient même, dans certains lieux comme à Villard de Lans, Megève, etc. une « couverture » pour les populations menacées (juifs, résistants), profitant des infrastructures touristiques déjà implantées. Durant cette première moitié du XXe siècle, la principale modification est l’essor du ski alpin. Le ski, d’abord emprunté aux pratiques nordiques, devient une spécialité alpine, utilisant les pentes pour la descente. L’école française de ski (future ESF), instaure, sous la houlette des champions formés à partir des premiers Jeux Olympiques (Chamonix 1924), les techniques à la base du développement de ce sport. Durant cette période est fondée, à Chamonix, l’école nationale pour le ski (qui deviendra ensuite ski et alpinisme), marquant la nécessaire professionnalisation du secteur. Une conséquence majeure du développement du ski, c’est l’allongement au cours de l’année de l’activité touristique avec, sur les mêmes espaces, une deuxième saison. Jusqu’alors la fréquentation des Alpes restait essentiellement estivale. Cette « extension » hivernale offre des possibilités majeures, renouvelant l’attrait de la montagne avec les sports d’hiver, même s’il faut attendre les années 1960 pour que « l’or blanc » devienne prépondérant.

C’est à partir des années 1950 que l’on peut véritablement évoquer le tourisme de masse, hivernal comme estival, avec l’explosion du nombre de ces « migrants saisonniers » [17], venant utiliser des territoires temporairement à des fins de découverte et de loisirs. Une série de lois et de mesures traduit cette démocratisation ainsi que les mutations qui donnent au tourisme ses formes actuelles (1956 : loi sur les 3 semaines de congés payés ; 1957 : première loi sur les réserves naturelles ; 1958 : création de Villages Vacances Familles (V.V.F) ; 1959 (18 juillet) : Comité Interministériel du Tourisme ; 1960 (22 juillet) : loi sur les parcs nationaux ; 1962 : création du Commissariat au Tourisme ; 1963 : décret créant les parcs naturels régionaux (PNR)).

Dans cette période de croissance économique qui voit l’enrichissement relatif des classes moyennes et le développement de la consommation, le tourisme devient à la fois un secteur économique majeur mais également un produit de consommation qui nécessite de multiplier les infrastructures d’accueil et de produire des équipements pour la pratique sportive, devenue un critère de bien–être. Ces années sont décisives pour l’affirmation définitive du tourisme dans les Alpes [18], transformant de manière essentielle les paysages comme les modes de vie. Les aménagements lourds tant immobiliers que du point de vue des équipements donnent aux territoires situés entre 1000 et 3000m d’altitude l’allure d’une montagne urbanisée avec des strates architecturales qui disent cette histoire et cette chronologie des équipements touristiques, y compris avec ce qui pourrait devenir des friches touristiques comme les anciens équipements devenus obsolètes au regard des normes actuelles.

Tourisme et Montagne :

La montagne française, qui représente 23 % du territoire métropolitain, rassemble 5,15 millions de lits touristiques dans l’ensemble des massifs dont 2,13 millions dans les communes support de stations.

Le poids économique du tourisme en montagne est considérable : on estime qu’il représente 9 milliards d’euros de chiffre d’affaires (60 milliards de francs), ce qui correspond à 10 % de la consommation touristique nationale. La clientèle étrangère représente un peu moins de 30 % de ce total.

Contrairement à une idée reçue, les recettes du tourisme d’été sont supérieures, en montagne, à celles du tourisme d’hiver : environ 5 milliards d’euros contre 4. En outre, les remontées mécaniques représentent 80 millions d’euros, soit 20 % des recettes du tourisme d’hiver.

L’emploi touristique dans l’ensemble des stations d’hiver et d’été est estimé à 120.000 personnes, avec notamment :

– 17.839 employés des remontées mécaniques dont 3.546 permanents ;

– 12.000 moniteurs de ski en activité ;

– 27.000 salariés de l’hôtellerie-restauration ;

– 5.600 accompagnateurs en moyenne montagne ;

– 1.280 guides de haute montagne.

Article interessant : http://www.voyageons-autrement.com/developpement-touristique-en-montagne-le-temps-des-choix-est-arrive

 

 

Flore. Reproduction des végétaux.

 » Fougères, Prèles, Mousses, Plantes à fleurs, Plantes annuelles, Bisannuelles, Vivaces. »

« Connaître les principales parties d’une fleur et leurs rôles respectifs, Connaître quelques modes de reproduction végétatifs, Connaître quelques végétaux se reproduisant par spore, Connaître le vocabulaire relatif aux cycles de reproduction des végétaux. »

La reproduction est la fonction par laquelle les êtres vivants se multiplient pour se maintenir sur terre.
Suivant le type d’organe de reproduction on distingue:

  • La reproduction sexuée
  • La reproduction asexuée

La reproduction sexuée, cas des fougères :

Appareil végétatif : Il est constitué d’une tige souterraine appelée rhizome portant de nombreuses racines adventives. Cette tige se termine par un bouquet de feuilles. Le limbe de chaque feuille est divisé et chaque division porte le nom de folioles. Au bout de leur développement, ces feuilles sont enroulées en crosse.

La reproduction : Un sore est un regroupement de plusieurs sporanges. Chez la fougère les organes reproducteurs sont appelés sporanges et son disposés sur la face inférieure des feuilles où ils sont groupés en sores. L’observation microscopique d’un montre qu’il est formé d’un filament appelé pédoncule et d’une boule formée de plusieurs cellules entourées d’une membrane épaisse. Quand il fait chaud, la membrane se rétrécie et la boule se déchire libérant des petits grains appelés sores.

Que deviennent les spores ? Si elles tombent sur un sol humide les spores germent, une petite lame verte appelée prothalle qui se fixe au sol par des rhizoïdes. Le prothalle est un organisme autotrophe. Sur le prothalle va se différencier 2 types d’organes. Les organes mâles ou anthéridies qui vont donner les anthérozoïdes ou gamètes mâles très mobiles grâce à leurs flagelles. Les organes femelles ou archégones qui vont donner les oosphères ou gamètes femelles immobiles.
Grâce à une rosée ou une fine pluie, les anthérozoïdes grâce à leur flagelle, nage dans l’eau qui retrouvent le prothalle et vont aller féconder les oosphères. Ils se forment plusieurs oeufs mais un seul oeuf va se développer les autres oeufs et donne une fougère. La fougère se reproduit au cours d’un cycle de développement conduisant à la formation d’une nouvelle fougère.

Cycle de développement de la fougère :Chez la fougère la reproduction est sexuée et caractérisée pas l’alternance de 2 organismes: l’un produit les spores (fougère) l’autre les galettes. De plus l’eau est nécessaire à cette reproduction.

Prèles :

Possèdent plusieurs moyens de reproduction. D’abord, ils peuvent faire une reproduction sexuée en produisant des spores. Leurs spores possèdent des structures hydroscopiques, donc ils prennent de l’expansion et se contractent au contact de l’eau. Ces structures ont probablement pour fonction d’aider à la dispersion dans l’environnement. Les prèles ont une faible capacité à se reproduire de cette façon.

Ensuite, certaines espèces de ce genre possèdent une capacité remarquable de se reproduire de façon végétative. Cette capacité leur permet de compenser l’inefficacité de la reproduction sexuée en produisant des rhizomes pour rapidement coloniser un environnement perturbé. Ces plantes produisent des réseaux de rhizomes extensifs et profonds, ce qui leur permet d’atteindre des sources d’eaux profondes, et aussi,  de survivre à des incendies et de recoloniser les sites incendiés très rapidement.

La reproduction sexuée, cas des mousses :

Il est d’une courte tige feuillue portant quelques ramifications latérales. Cette tige est enfuit au sol par des rhizoïdes.

 Reproduction : On distingue chez les mousses les pieds mâles et les pieds femelles. Les pieds mâles portent à leur extrémités les organes reproducteurs mâles ou anthéridies qui vont donner des gamètes mâles appelés anthérozoïde, mobile grâce à leurs flagelles. Les pieds femelles portent à leur extrémité les organes reproducteurs femelles qui vont donner les gamètes femelle ou oosphère.
Après une pluie ou quand l’air est humide les anthérozoïdes se joignent les oosphères en margeant dans la fine couche d’eau qui recouvre les feuilles de mousse.
Au contact d’un anthérozoïde et d’un oosphère, il y’a fusion, c’est la fécondation qui donnera un oeuf. L’oeuf germe et donne un organe allongé au-dessus de la tige: c’est le sporogone (organe reproduisant le spore chez les mousses) surmonté d’une urne appelé sporange contenant les spores. Si les spores tombent sur un sol humide, elles germent et donnent des filaments ramifiés sur lesquels se développent les jeunes pieds de mousse.

Cycle de reproduction de la mousse : Chez les mousses la reproduction sexuée est caractérisée par l’alternance de 2 organismes: l’un produisant les gamètes (mousses), l’autre produisant les spores. L’eau est nécessaire pour la reproduction.

Plantes à fleurs :

Chez les plantes à fleur, le prothalle est grandement réduit. Chez les spores mâles, la spore ne contient qu’un prothalle d’une seule cellule qui produit un spermatozoïde. Cette spore mâle est un grain de pollen. Dans les spores femelles, il se constitue un prothalle de 7 cellules contenant un seul archégone d’une seule oosphère : c’est l’ovule.

Le stade spermatophyte est donc extrêmement réduit chez les plantes à fleurs. Les sporanges produisant des spores mâles sont groupées en étamines ou anthères. Les ovules sont disposés sur un organe nommé carpelle, qui forme une loge appelée ovaire.

Le grain de pollen doit être déposé sur le pistil, qui est le bout de l’ovaire, pour germer. Le grain de pollen développe son tube pollinique pour creuser jusqu’à l’ovule, et le zygote se forme. Le fruit est formé par l’ensemble des ovaires, chaque ovule fécondé devient une graine. S’il y a une graine par ovaire, c’est un noyau, s’il y en a plusieurs, ce sont des pépins.

Il faut noter que le transport des grains de pollen se fait soit principalement par le vent, soit par les insectes, selon les espèces. Par exemple, les céréales sont essentiellement pollinisées par le vent, tandis que les arbres à fruit (cerisiers, abricotiers) sont fécondés surtout par les insectes, mais aussi par le vent alors que les orchidées ne peuvent être fécondées que par les insectes.

Plantes annuelles :

Plantes dont le cycle de vie, de la germination jusqu’à la production de graines, ne dure qu’une année.

Dans la classification de Raunkier, elles correspondent à la classe des thérophytes. Ces plantes passent l’hiver uniquement sous forme de graines.

En horticulture, les plantes annuelles sont généralement cultivées pour leurs fleurs (on parle souvent de fleurs annuelles). Elles sont appréciées pour leur capacité à fleurir rapidement un jardin pendant les saisons d’été et d’automne.

Exemple de plantes annuelles sauvages : le mouron rouge, le myosotis, le cosmos, l’œillet d’inde, la bourrache, la belle de jour.

 

Plantes bisannuelles :

Plante qui accomplit son cycle de vie en deux années et meurt en se séchant grâce à sa sève blanche .

La première année, la plante développe un appareil végétatif : racines, tiges et feuilles. Puis elle entre en dormance pendant les mois froids. Souvent, la tige reste courte et les feuilles sont proches du sol et forment une rosette. La plante survit généralement à la mauvaise saison par ses bourgeons situés au ras du sol. De nombreuses plantes bisannuelles ont besoin d’un traitement par le froid ou vernalisation avant de pouvoir fleurir. Au printemps/été suivant, la tige de la plante croît fortement, la plante monte en graine. Des fleurs, fruits et graines sont produits. Enfin la plante meurt.

Il y a beaucoup moins de plantes bisannuelles qu’il y a de plantes annuelles ou vivaces.

Plantes vivaces :

Une plante vivace, ou plante pérenne, est une plante pouvant vivre plusieurs années. Elle subsiste l’hiver sous forme d’organes spécialisés souterrains protégés du froid et chargés en réserve (racines, bulbes, rhizomes). Il s’agit d’une plante pérenne et non ligneuse, c’est à dire une plante qui revient tous les ans et qui ne fait pas de bois, contrairement aux arbres et arbustes.

En horticulture, cette expression s’oppose à « plante annuelle » ou « plante bisannuelle » ; cependant, de nombreuses plantes « annuelles » peuvent être vivaces sous certains climats ou dans leur milieu d’origine. Toutes les plantes ligneuses (arbres, arbustes, arbrisseaux) sont vivaces.

Les plantes vivaces peuvent conserver leur feuillage à la mauvaise saison, mais le plus souvent celui-ci se dessèche, la plante ne survivant que grâce à la souche restée dans le sol.

Le caractère vivace de ces plantes est le résultat de différentes « stratégies » biologiques, permettant aux bourgeons de survivre à la mauvaise saison. Ces stratégies ont été classées dans la classification de Raunkier en autant de types biologiques. L’organe de survie peut être un bulbe (cas des tulipes) ou un corme, un tubercule, des rhizomes (cas des géophytes), des bourgeons cachés dans le sol (cas des cryptophytes), etc. La plante vivace vit généralement plus de 2 ans.

Flore. identification d’espèces emblématiques.

« Feuillus emblématiques : Hêtre, Erable, Frêne, Sorbier, Aulnes. »

On les appelle feuillus, pourtant ce sont les arbres qui perdent leurs feuilles en automne ! On parle des arbres à feuilles caduques. Ces feuilles sont généralement larges et contrairement aux résineux elles sont rarement sous forme d’aiguilles ou d’écailles.

Vous êtes face à un feuillu ? Alors observez maintenant ses feuilles plus attentivement. On distingue en effet :

  • les feuilles simples en une seule partie, comme celles de l’Erable ou du Chêne
  • des feuilles composées formées de plusieurs petites feuilles, les folioles (comme celles du Frêne ou du Robinier).

Le critère suivant est la disposition des feuilles sur un rameau. Là aussi, deux solutions :

  • soit les feuilles sont disposées les unes en face des autres (Erable), les botanistes parlent alors de feuilles opposées
  • soit les feuilles sont décalées comme c’est le cas de la majorité des feuillus de nos régions, on parle alors de feuilles alternées.

 

Hêtre, Fagus sylvatica :

hetre.jpgPeut atteindre 45m de haut et 2,5m de large. Longévité : 400 ans. Il se rencontre plus fréquemment dans les régions à pluviosité abondante où il constitue de magnifiques forêts telle la hêtraie d’Iraty, à cheval sur la frontière Franco_ espagnole. depuis de nombreux siècles, ses fruits offrent au gibier et aux animaux domestiques une nourriture de choix. Une huile était autrefois extraite des faînes (fruits du Hêtre) pour l’alimentation et l’éclairage. Il constitue un excellent bois de chauffage.

Espèce monoïque : Se dit d’une espèce dont les fleurs unisexuées mâles (à étamines) et femelles (à pistil) sont portées par le même pied. Cela permet la fécondation croisée.

Espèce rustique, le Hêtre commun croît dans les zones ombrageuse à humidité atmosphérique élevées, jusqu’à 1 800m d’alt. (étage montagnard). Il s’implante de préférence dans des sols profonds, riches, meubles à tendance calcaire. Il se rencontre aussi parfois sur des terrains sablonneux. En forêt, il constitue l’essence de futaie par excellence.

En France, il se rencontre en plaine, dans les collines et les massifs montagneux de presque toutes les régions à l’exception du Bassin Aquitain, de la plaine d’Alsace et du midi (trop chauds) ainsi que la Sologne (habitat inadapté.)

Erable :

Sont des arbres et des arbustes du genre Acer. Il en existe 150 espèces différentes. La plupart des érables peuvent atteindre entre 10 et 40 m de hauteur. Les autres relèvent plus du terme d’arbrisseau, mesurant moins de 10 m. La plupart des espèces ont des feuilles caduques.

Le fruit de l’érable, appelé samare, est jumelé en disamare, en forme d’hélice. La graine peut ainsi, grâce au vent, être transportée sur des distances considérables. Elle parvient à maturité sur l’arbre de quelques semaines à six mois selon l’espèce et est dispersée peu de temps après. La plupart des espèces ont besoin de la stratification pour germer. La graine peut rester dormante plusieurs années avant de germer.

L’érable sert en outre à la lutherie (corps ou manche de guitare, fagott et autres instruments).

Petit topo sur quelques-uns d’entre nous :

  1. l’Erable champêtre, Acer campestre, originaire d’Europe et d’Asie centrale, est souvent planté en haies. Petit arbre de 12 à 15 m, il peut cependant atteindre les 25 m de haut en forêt. Ses samares ont leurs deux ailes rétrécies à la base
  2. l’Erable de Montpellier, Acer monspessulanum, abonde en France dans le Languedoc et la Provence. Il porte une couronne en forme de dôme, très largement branchu
  3. l’Erable à sucre, Acer saccharum, ne se trouve qu’en parc. Sa sève recueillie au printemps à la monte de la sève donne les délicieux sucre et sirop… d’érable
  4. les espèces japonaises sont de magnifiques petits arbres qui offrent à leurs admirateurs de très belles couleurs automnales et leur silhouette délicate, due à leurs branches sinueuses.

Erable, Platane et Sycomore : Quelle pagaille entre les érables, les platanes et les sycomores : comment faire le tri entre l’Erable-platane, l’Erable sycomore et l’Erable faux-platane ? Il y a de quoi y perdre son latin ! Mais justement, pour éviter la confusion, mieux vaut se référer à leur nom latin.

  1. Ainsi l’Erable faux-platane et l’Erable sycomore sont un seul et même arbre, le géant de la famille d’ailleurs (plus de 30 m) : Acer pseudoplatanus.

Pourquoi le nom de sycomore ? Parce que ses feuilles ressemblent à celles d’un figuier, qui se dit sykon en grec. Elles sont arrondies et formées de 5 lobes.

Son bois est utilisé pour la fabrication de meubles, d’ustensiles de cuisine, en ébénisterie et en menuiserie. Chez certains individus, il est parcouru de fibres ondulées très recherchées pour les placages et la lutherie.

Pour compliquer la chose – ou l’expliquer – en Amérique du Nord, le nom vernaculaire du genre Platanus est Sycamore…

  1. Quant à l’Erable-platane, Acer platanoides, il est communément appelé Erable plane et même Erable faux sycomore !

Ce sont ses feuilles, pourvues de 5 à 7 lobes aux dents aiguës terminés en pointe fine, qui ressemblent à celles du platane ! Une des caractéristiques : l’angle obtus formé par les ailes de ses samares.

Ces fleurs jaune verdâtre vif apparaissent avant les feuilles, en inflorescences dressées de 20 à 40 fleurs.

Erables sycomore et érables planes sont considérés par les forestiers comme des feuillus précieux.

Frêne, Fraxinus Excelsior :

Membre de la famille des Oléacées, je suis l’un des plus grands feuillus européens. Adeptes des sols frais et plutôt humides, je suis souvent le long des cours d’eau.On me trouve partout en France, sauf dans le Sud-Est. Ma préférence va cependant au Nord-Picardie, à la Champagne, aux Ardennes et à la Franche-Comté. Je peux vivre en montagne jusqu’à 1500 m, mais je crains les froids tardifs.

Essence pionnière, je colonise tous les espaces, même ceux qui ne me conviennent pas a priori. En association avec le Chêne, je forme des futaies appelées « chênaies-frênaies ». De silhouette élancée, j’atteins facilement les 40 m de haut. En forêt, je suis plutôt du style grande perche : étroit et allongé, mais si j’ai de l’espace, comme lorsque je suis isolé, j’étends ma ramure qui sera alors peu serré. Les fruits sont des samares – fruit sec indéhiscent muni d’une excroissance en forme d’aile membraneuse – simples allongées et aplaties, disposées en grappes pendantes. Elles sont appelées « langues d’oiseau ».

Mon bois : Flexible et de grande résistance, il est utilisé en ébénisterie, en menuiserie et pour de nombreux articles de sport. Très bon bois de feu, il se fend aisément. Il était utilisé autrefois pour le charronnage. Feuilles et écorce sont utilisées en pharmacie pour leurs propriétés anti-inflammatoires et diurétiques. Egalement fébrifuge, je suis surnommé le « quinquina d’Europe ».

Sorbier, Sorbus aucuparia :

Du celte : « sor » rude et mel » miel.

Habitat : comme les espèces pionnières, le sorbier est peu exigeant en qualité de sol. Il peut fixer les éboulis grâce à ses racines profondes. Il supporte l’ombre. On le trouve en lisière de forêts d’épicéa. Ses feuilles se décomposent rapidement et créent un humus de qualité.
Durée de vie : 120 ans.
Taille maximale : 15 m.
Feuillage caduc
Fleurs en grappes blanches en mai. Fruits rouges en grappes abondantes.

Utilisations : les oiseleurs attrapaient, au filet, les grives attirées par les baies rouges. L’aubier rougeâtre est apprécié pour la sculpture. Son bois dur était utilisé pour fabriquer des rabots. Ses baies sont comestibles en « sorbet » et liqueur. La confiture est un antidiarréhique. Ses feuilles constituent un bon fourrage.

NB : Pour les Celtes et les Germains, le sorbier est un arbre sacré qui protège le bétail contre la foudre. Les Écossais lui attribuaient le pouvoir de chasser les mauvais esprits près des maisons. Dans la tradition campagnarde, le sorbier, comme le sureau, porte bonheur aux amoureux.

Aulnes :

Habitat :  les aulnes apprécient les terrains ensoleillés. L’Aulne glutineux et l’Aulne de Corse se développent en milieux humides. L’aulne blanchâtre s’accommode de sols secs et calcaires (les sols calcaires sont souvent secs car ils laissent l’eau circuler). Il supporte l’altitude. On peut rencontrer les Aulnes un peu partout en France, et dans toute l’Europe, mais rarement en région méditerranéenne.
Les aulnes rejettent de souche et on utilise cette particularité pour les planter en haie taillée et dense. Leurs racines enrichissent les sols pauvres en nitrates grâce à une symbiose avec un procaryote du genre Frankia fixant l’azote de l’air. Peu exigeant, l’Aulne colonise les friches et les éboulis et prépare le terrain pour des espèces plus exigeantes. On dit que l’Aulne est une espèce pionnière. Il peut supporter le froid jusqu’à -17°. Sa taille moyenne est de 30 mètres.

Feuillage : caduc (les feuilles restent vertes tard en automne). Feuilles alternes. Bourgeons violets en hiver qui éclosent en février.
Fleurs : Les fleurs mâles sont des chatons pendants, violacés et longs. La floraison a lieu en février. C’est une des premières floraisons anémophiles de l’année.
Fruit : le fruit des aulnes est un petit cône brun foncé, le strobile, de 2cm de longueur.

Utilisations : l’Aulne est utilisé pour reboiser des terres incultes. L’Aulne (comme le saule) est efficace dans le maintien des berges grâce à son système racinaire profond.
Son bois est léger, tendre, mais il tend à se fendre. Une fois coupé, il se colore de rouge à l’air, ce qui lui a valu des superstitions. On dit qu’il « saigne ». Ajoutez à cela que l’aulne fut utilisé pour construire des gibets ! Goethe a repris cette croyance dans « Le roi des Aulnes », poème mis en musique par Schubert.
Le bois d’aulne est réputé imputrescible et durcir au contact de l’eau. On en fit des pilotis à Venise (avec des Ormes également) et des sabots ; de l’écorce et des rameaux, on extrayait la teinture noire des feutres.

 

Flore. Les étages de la végétation.

 » Culture et arbres à feuilles caduques, Etage forestier mixte, Etage forestier résineux, Limite forestière haute, Prairies naturelles d’altitude, Quasi absence de végétation. »

Connaître les caractéristique végétale théorique de chaque étage.

Culture et arbres à feuilles caduques :

Caduc et persistant sont des termes couramment employés, et bien spécifiques. Marcescent, c’est, en quelque sorte, une combinaison des deux.

Un arbuste (ou un arbre) caduc perd entièrement ses feuilles en automne. Un persistant renouvelle son feuillage en douceur, au printemps, parfois sur plusieurs années, tout en conservant l’ancien, qu’il perd ensuite petit à petit.

Les feuilles des persistants sont souvent plus coriaces, et presque toujours vernissées. Ces derniers, sauf exception, supportent difficilement la pollution atmosphérique, car les dépôts se plaçant sur le feuillage l’empêchent de respirer.

Exemple arbres à feuilles caduques : des chênes en particulier le chêne pubescent (Quercus pubescens) , des charmes, accompagnés de châtaigniers, d’ormes, de tilleuls. On retrouve ces arbres à l’étage collinéen (c’est l’ étage le plus bas dans les massifs montagneux des régions tempérées. Il se trouve au-dessous de 800–1200 m d’altitude. Dans cet étage on trouve les cultures et les prairies).

Etage forestier mixte – Etage forestier résineux :

Il s’étend de 800 à 1800 m d’altitude. Il s’agit d’une forêt mixte de hêtraie-sapinière et de résineux. La forêt occupe 19 250 ha, soit environ 40 % du territoire. Malgré les grandes difficultés de gestion de l’espace forestier, les bois locaux sont de très bonne qualité et la filière bois-construction assure sa valorisation économique actuelle.

Prairies naturelles d’altitude :

On distingue différents types de prairies :

les surfaces toujours en herbe, constituées principalement de prairies permanentes, c’est-à-dire de prairies « naturelles » non semées ou de prairies semées depuis plus de 10 ans. Dans les statistiques agricoles les prairies semées de 6 à 10 ans d’âge sont souvent incluses dans cette catégorie, ainsi que les landes, parcours, alpages et estives;

les prairies artificielles, qui sont  des prairies de 0 à 5 ans ensemencées exclusivement en légumineuses fourragères (luzerne, sainfoin, trèfles, lotier…) en culture pure ou en mélange;

les prairies temporaires, qui sont des prairies de 0 à 5 ans d’âge ensemencées en graminées fourragères (ray-grass, fétuque, dactyle …) en culture pure, en mélange de graminées, ou en mélange avec des espèces légumineuses.

Etage Collinéen :   – de 900m ; la température moyenne est : + 15 ° C : La vie est facile, la période de végétation est de 8 à 9 mois . C’est l’étage des cultures, des champs fleuris, des feuillus (comme le chêne, le châtaigner …) . Au sein de l’étage collinéen, on retrouve les vallées, les villages, les cultures céréalières, les vignes, les champs fleuris… et le paysage est essentiellement modelé par l’homme. Les arbres principalement présents dans cette zone sont des feuillus : châtaignier, frêne, chêne, pin sylvestre… . De manière plus générale, ce sont les arbres à feuilles caduques, c’est-à-dire les arbres qui perdent leurs feuilles en hiver et qui les renouvellent chaque année. On retrouve au sein de cet étage des animaux comme le castor, l’écureuil ou encore le sanglier.

Etage Montagnard : de 900 à 1 600 m ; température moyenne : + 8° à + 15° C : La période de végétation dure de 6 à 7 mois . C’est l’ étage de la forêt où poussent beaucoup de résineux ( sapins , pins sylvestres ) et aussi des forêts de hêtres. C’est l’étage le plus varié car on observe des forêts mixtes : il comporte à la fois des forêts d’arbres à feuilles caduques, surtout des hêtres, des arbres à aiguilles caduques, comme le mélèze mais aussi des arbres dont le feuillage est persistant, comme les sapins et les pins sylvestres. L’habitat des hommes est encore présent mais beaucoup moins qu’à l’étage collinéen. Au sein de cet étage, on peut retrouver des animaux tel que le cerf, le tétras-lyre, le pic épeiche… .

Etage Subalpin : de 1600 à 2100 (ou 2300 mètres) ; température moyenne : + 5° à + 8°C : La période de végétation dure de 3 à 5 mois. Il y a beaucoup d’arbres : épicéas, pins cembro, mélèzes, aulnes verts. Les alpages apparaissent. Les habitations se font rares à l’étage subalpin, en revanche on trouve beaucoup de cabanes de berger, à proximité des pâturages. Il n’y a pratiquement plus que des arbres à aiguilles (mélèzes, sapins, épicéas) qui résistent mieux au froid et s’adaptent au sol peu épais des montagnes.  À l’étage subalpin, on peut rencontrer de nombreux animaux : loups, lynx, marmottes… .

Etage Alpin : de 2100 (ou 2300) à 3000 mètres ; température moyenne est de + 2° à + 3°C : La période de végétation dure de 1 à 2 mois. Il n’y a pas beaucoup d’arbres car il fait trop froid; il y a des étendues herbeuses (alpages, pelouse alpine). La végétation est rare. Les fleurs sont à tige courte. On retrouve à l’étage alpin de la « pelouse alpine » ainsi que de vastes zones rocheuses. À cette altitude, les grands arbres ne poussent plus, car le vent souffle fort. La neige aussi empêche la croissance des plantes. Seuls subsistent des saules alpestres et des rhododendrons, ainsi que des edelweiss. La pente de la montagne devient de plus en plus raide. Au sein de l’étage alpin, on peut rencontrer des animaux tels que le lagopède alpin, le bouquetin, le chamois ou encore l’hermine.

Etage nival : Plus de 3000 mètres ; température moyenne est autour de 0°C : Il y a des neiges éternelles, des glaciers, des roches et très peu de végétation. La végétation est différente selon les versants. Le versant nord est plus froid, plus humide, car il se trouve longtemps à l’ombre. Le versant sud est plus chaud, plus ensoleillé. Le climat y est très rude, il n’y a plus que du minéral et de la neige. On parle de « neiges éternelles » car elles ne fondent pratiquement jamais. La présence d’arbres et de fleurs y est impossible. Cependant, quelques animaux vivent à l’étage nival comme le chocard à bec jaune et l’aigle royal.

Site très très interessant !! http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=13&ved=0ahUKEwi5vZnx-5TLAhVEWxoKHZFqD2YQFghaMAw&url=http%3A%2F%2Fwww.ascd73.fr%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fvegetation_de_montagne_new.pdf&usg=AFQjCNGp96DhSt5tgE8IpPym3zmyjZ5-Yw

 

 

 

 

Ecologie générale. Définition de l’espèce, évolution, classement des êtres vivants.

« Espèce, Descendance fertile, Ressemblance morphologique, Similitudes génétiques, Adaptation génétique, Evolution d’un espèce dans le temps, Evolution du milieu de vie, Apparition d’une nouvelle espèce, Classement des espèces en genre et en famille. »

Connaître et comprendre la définition de l’espèce : « ensemble des individus pouvant donner naissance à une descendance fertile. »

Connaître les grands principes de la sélection naturelle et de l’évolution des espèces.

Connaître les grands principes de la classification scientifique des êtres vivants.

 

Descendance fertile :

CQFD

Ressemblance morphologique :

L’espèce morphologique La notion morphologique de l’espèce est souvent considérée comme une variation du concept de l’espèce typique consistant à réunir en une espèce des individus possédant des caractères morphologiques semblables. Ce n’est pas le cas, car elle est souvent une définition pratique. Ainsi Darwin, tout évolutionniste qu’il était, avait une approche morphologique de l’espèce puisqu’il écrivait en 1859 : « le terme d’espèce est donné arbitrairement pour des raisons pratiques à un groupe d’individus se ressemblant ».

La morphologie est encore la méthode la plus commune d’identification des espèces : les flores, les monographies font appel à des critères morphologiques.

Cronquist (1968) donne aussi sa définition morphologique de l’espèce : les espèces sont les plus petits groupes qui sont distincts de manière logique et répétée et reconnaissable par des moyens normaux. Il convient de se demander ce qu’entendait Cronquist par « moyens normaux » (loupes, loupes binoculaires, microscopes) ?

Certains auteurs ont souligné les limites du concept morphologique. Ainsi, n’est-il pas rare de constater des différences morphologiques entre des formes juvéniles et adultes ou femelles et mâles (dimorphisme sexuel). Certaines espèces sympatriques (vivant dans un même lieu) peuvent être très proches morphologiquement sans jamais s’hybrider (sibling species). Alors que, dans un premier temps, elles ont souvent été considérées comme une seule espèce, elles restent séparées par des barrières pré-zygotiques ou post-zygotiques (avant ou après la fécondation) : par exemple, périodes de floraison ou d’anthères différentes ( avant la maturation des étamines .

 

Similitudes génétiques :

 

Adaptation génétique :

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&sqi=2&ved=0ahUKEwiB45zWxZLLAhUJORoKHU0TDs8QFggcMAA&url=http%3A%2F%2Fgepv.univ-lille1.fr%2Fdownloads%2Fenseignements%2FM1-S7%2FM1-S7-Genevol-Cuguen_partie_I.pdf&usg=AFQjCNFZLSzAy-vH1jRsbdRRS3J5L0OtIQ&bvm=bv.115277099,d.d2s

Evolution d’un espèce dans le temps :

Le concept d’espèce évolutive est apparu plus récemment. Selon Simpson (1961), l’espèce est un lignage de populations (populations ancestrales et descendantes) évoluant séparément des autres et ayant son propre rôle unitaire et ses propres tendances évolutives ».Pour Wiley (1978), elle est un lignage simple qui sauvegarde son identité des autres lignages et qui a ses propres tendances évolutives et sa propre destinée historique. Pour leurs défenseurs, ces définitions permettent de prendre en compte les espèces à multiplication asexuée non considérées dans le concept biologique de l’espèce.

Cependant, ces définitions sont fortement critiquées par Mayr (1996) : selon lui, le critère compréhensible de séparation des espèces dans le concept biologique (isolement reproductif) est remplacé par un critère très flou de « maintien d’identité », de « tendances évolutives » (quelles sont-elles et comment les définir ?), de « destinée historique » (comment une espèce actuelle peut-être classée sur une destinée historique qui ne prévaut que pour le futur ?).

L’espèce dans le temps

Dans la définition biologique de l’espèce, on relève ……… des CONTEMPORAINS.

Dès lors, que se passe-t-il pour des individus vivant à des époques différentes ???

Raisonnement :

Espèce A    –    Espèce B  vivant toutes deux à l’époque x

I   Ancêtre commun vivant à l’époque y

Si nous appliquons la définition biologique de l’espèce :

I et A = même espèce

I et B = même espèce => A et B appartiennent à la même espèce ………. en contradiction avec le début du raisonnement .

Donc : la question de l’appartenance ou de la non appartenance à la même espèce d’individus non contemporains est dépourvue de sens .

L’espèce telle qu’elle a été définie biologiquement n’a aucune pérennité.

L’espèce est définie à un instant  » précis  »

Remarque : compte tenu de la lenteur des phénomènes évolutifs, la non-pérennité de l’espèce est très relative.

 

Evolution du milieu de vie :

 

Apparition d’une nouvelle espèce :

Actuellement le rythme d’extinction des espèces dépasse celui de leur apparition. L’explication des mécanismes de la spéciation qui voit naître de nouvelles espèces à partir d’anciennes paraît être une voie à explorer pour lutter contre l’érosion de la biodiversité.

Espèces et évolution : Le processus de formation des espèces ou spéciation est un concept qui dépend largement de modifications au sein de chaque espèce, et ces deux phénomènes interdépendants sont à l’origine de l’évolution des êtres vivants.
Le fonctionnement de l’évolution : Le processus d’évolution est fondé sur la diversité génétique au sein de chaque espèce, en effet, celle-ci rend possible des variations intra spécifiques (à l’intérieur de l’espèce) qui apparaissent accidentellement au moment de la reproduction; des mutations de gènes ou erreurs de transcription de l’ADN sont sources d’innovation, le rejeton se voit posséder de nouveaux gènes qui n’existent pas chez ses géniteurs. Ces variations sont multiples: il peut s’agir de mutations ponctuelles, de duplications, d’ajouts ou de délétions de fragments de gènes. De tels échanges peuvent également intervenir entre espèces différentes par l’intermédiaire de bactéries ou de virus (cette particularité est d’ailleurs utilisée pour la fabrication des OGM). Certaines mutations sont létales (elles apportent la mort) et donc défavorables, d’autres neutres car les protéines synthétisées à partir des gènes gardent leur fonction et celles qui sont les plus avantageuses auront plus de facilité à se transmettre à la descendance par l’intermédiaire des cellules reproductrices, c’est la sélection naturelle proposée par Darwin dans son ouvrage L ’Origine des espèces. Les mutants avantagés sont plus compétitifs et ont plus de descendants que les autres mutants souvent moins fertiles ou incapables d’arriver à l’âge adulte donc de procréer .

Séparation de deux espèces et spéciation : La notion d’espèce peut se définir génétiquement de différentes façons, la plus synthétique serait la suivante: il s’agit d’un groupe d’individus possédant en commun un pool de gènes et capables de se reproduire entre eux dans les conditions naturelles (et d’avoir une descendance fertile). Pour qu’il y ait spéciation, il faut qu’il y ait isolement reproductif, ce qui sous-entend un obstacle à la reproduction au sein de l’espèce. Celui-ci peut être géographique (une population isolée par un bras de mer , une montagne, un désert…). Le groupe évolue différemment et devient alors incapable de se reproduire avec ses anciens congénères, une nouvelle espèce est née; l’isolement peut être aussi comportemental (rythmes de vie différents, signaux de pariades nuptiales non captés car trop différents, c’est le cas des chants spécifiques des grillons mâles); l’isolement devient génétique quand toute une série de mutations rendent les populations incompatibles pour la reproduction, on ne parle plus alors de sous-espèces mais d’espèces différentes.

L’apparition de nouvelles espèces : Actuellement le rythme d’extinction des espèces dépasse celui de leur apparition. L’explication des mécanismes de la spéciation qui voit naître de nouvelles espèces à partir d’anciennes paraît être une voie à explorer pour lutter contre l’érosion de la biodiversité.

« Un exemple de spéciation
Dans les Galápagos une multitude d’espèces de pinsons de Darwin ont pu s’adapter aux divers modes de nutrition grâce à leurs becs aux formes bien spécifiques et différentes, ils occupent différentes niches écologiques et ne sont plus interféconds. »

Les conséquences de la spéciation : Plus le temps passe, plus les populations isolées voient croître leurs divergences génétiques, toute reproduction entre espèces apparentées devient alors impossible.

Gènes impliqués : Depuis peu, certains gènes responsables de la spéciation ont été identifiés comme étant responsables de l’isolement sexuel (certains d’entre eux sont, par exemple, impliqués dans la fabrication des spermatozoïdes). D’autres gènes, appelés gènes architectes, sont responsables des différences majeures entre espèces différentes qui proviennent de la même espèce mère; les différences s’observent surtout au niveau morphologique et anatomique.

Durée et intérêt de la spéciation : La durée de la spéciation varie d’une espèce à l’autre; on peut l’évaluer par le début d’apparition des espèces: l’ours blanc est apparu il y a 20000 ans tandis que le ginkgo biloba est un véritable fossile vivant puisque cet arbre a des ancêtres datés d’il y a quelque 300millions d’années, avant la fin de l’ère primaire. La spéciation a ceci de précieux qu’elle permet de conserver des innovations génétiques pour une meilleure adaptation aux changements de milieu. Les mutations positives produites dans les populations seront transmises au fil des générations et seront les garantes d’adaptations spécialisées avec possibilité pour les individus de vivre dans des écosystèmes extrêmes. L ’intérêt majeur est donc la conservation de la biodiversité à travers la spéciation. On peut ainsi envisager de sauver certaines plantes cultivées en difficulté, grâce aux réserves de gènes présents dans les forêts tropicales riches en espèces différentes et préserver chez les animaux domestiques la partie ancestrale qui demeure au niveau de certains gènes. Ainsi, une collection de graines précieuses est conservée au froid au Spitsberg dans le flanc de la montagne depuis février 2008.

« Gènes architectes
Encore appelés gènes homéotiques ou gènes de développement, ils gouvernent la position des organes tout au long des axes de polarité de l’embryon; ces gènes ou « sélecteurs de position » permettent le remplacement d’une partie du corps par une autre; on peut citer l’exemple des poissons crossoptérygiens, qui se sont vus affublés des premières ébauches de pattes à la place de nageoires par simple décalage de l’activité de deux gènes architectes. Ces « macromutations » peuvent expliquer en grande partie les « bonds en avant » dans les mécanismes d’évolution des espèces. »

 

Connaître et comprendre la définition de l’espèce : « ensemble des individus pouvant donner naissance à une descendance fertile. »

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L’espèce est l’unité de base de la classification du vivant.

Du latin species, « type » ou « apparence »

La définition la plus communément admise est celle du concept biologique de l’espèce énoncé par Ernst Mayr en 1942 : « une espèce est une population ou un ensemble de populations dont les individus peuvent effectivement ou potentiellement se reproduire entre eux et engendrer une descendance viable et féconde, dans des conditions naturelles. »

 

 

 

 

 

Connaître les grands principes de la sélection naturelle et de l’évolution des espèces.

La sélection naturelle selon Charles Darwin :  « J’ai donné à ce principe, en vertu duquel une variation si insignifiante qu’elle soit se conserve et se perpétue, si elle est utile, le nom de sélection naturelle. »

La théorie de la sélection naturelle telle qu’elle a été initialement décrite par Charles Darwin, repose sur trois principes : le principe de variation, le principe d’adaptation, et le principe d’hérédité.

La sélection naturelle est l’un des mécanismes moteur de l’évolution des espèces. On peut la définir comme étant l’avantage reproductif procuré par les conditions de l’environnement aux individus ayant un caractère avantageux vis-à-vis de cet environnement et leur assurant une descendance plus importante que les individus n’ayant pas ce caractère. On peut aussi la définir comme un tri qui s’opère naturellement au sein d’une espèce. Elle se traduit par la reproduction des organismes qui ont les caractéristiques leur permettant de mieux survivre dans leur milieu. Il en résulte qu’au fil des générations, ce mécanisme explique l’adaptation des espèces à leur environnement. La théorie de la sélection naturelle permet d’expliquer et de comprendre comment l’environnement influe sur l’évolution des espèces et des populations en sélectionnant les individus les plus adaptés et elle constitue donc un aspect fondamental de la théorie de l’évolution. De façon sommaire, la sélection naturelle est le fait que les traits qui favorisent la survie et la reproduction dans un milieu donné voient leur fréquence s’accroître d’une génération à l’autre. Cela découle « logiquement » du fait que les porteurs de ces traits ont plus de descendants, et aussi que ces derniers portent ces traits (puisqu’ils sont héréditaires).

RDV sur ce site pour aller plus loin

Connaître les grands principes de la classification scientifique des êtres vivants.

Depuis l’antiquité, les scientifiques ont tenté de faire une classification des êtres vivants. Le premier à proposer une classification du monde vivant est Hippocrate 400 ans avant Jésus Christ, mais c’est Aristote qui parvient à un découpage cohérent présenté dans son œuvre « l’Histoire des animaux ». Classifier les êtres vivants n’est pas aussi facile qu’il le paraît; la raison est simple, les classifications évolues en même temps qu’évoluent les sciences et les connaissances des scientifiques.

Actuellement, il existe 3 grandes classifications retenues et utilisées pour présenter ou étudier les êtres vivants :

  • La classification traditionnelle est la plus courante.
  • La classification scientifique traditionnelle que l’on appelle la classification classique.
  • La classification phylogénétique basée sur les dernières avancées sur l’ADN

La classification traditionnelle : est celle qui est le plus utilisée dans les publications grand public et notamment dans les manuels scolaires. Cette classification est organisée en 5 règnes :

    • Le règne des bactéries et des organismes dépourvues de noyau
    • Le règne des organismes unicellulaires
    • Le règne des champignons
    • Le règne des végétaux
    • Le règne des animaux

Cette classification des êtres vivants est inspirée des travaux de Linné, c’est celle qui est généralement utilisée dans les manuels scolaires, mais elle est remise en cause par les scientifiques car elle ne correspond plus aux dernières découvertes scientifiques. Les espèces sont classées de la façon suivante :espece

La classification scientifique traditionnelle est basée sur la précédente mais elle intègre certaines des avancées de la science et de la troisième classification.Cette classification organise le vivant le déclinant en :

    • empire
    • règne
    • sous-règne
    • division
    • classe
    • ordre
    • famille
    • genre
    • espèce

La classification phylogénétique :  basée sur les dernières avancées sur l’ADN. Elle permet de classer le vivant par embranchements en tenant compte de leur apparition dans le temps de façon à dégager les ascendances communes.organisation-vivant

Ecologie générale. Contraintes physiques du milieu montagnard.

 » Température, Pression atmosphérique, luminosité, hygrométrie, enneigement, vent, pente, altitude, orientation de versant, latitude. »

Température :

La pression atmosphérique et la densité de l’air diminuent avec l’altitude suivant une loi logarithmique, car l’air a tendance à se tasser au voisinage de la surface du globe. Le rayonnement solaire qui arrive sur un substrat est donc plus important en montagne qu’en plaine à la même latitude, car il y a moins d’absorption : vers 3 000 m, aux moyennes latitudes, ce rayonnement est équivalent à celui qui arrive sur une plaine à l’équateur.

La température diminue avec l’altitude essentiellement car la raréfaction de l’air limite l’absorption des radiations infrarouges, issues de l’absorption des radiations solaires par le sol (moins d’effet de serre). Le gradient thermique[1] moyen est d’environ 0,6 °C tous les 100 m.

Les montagnes sont des îlots de froid, aussi bien sous les moyennes que sous les basses latitudes. L’isotherme annuelle °C se situe vers 600 m au niveau du cercle polaire, entre 2 700 m et 3 000 m sous les moyennes latitudes, et vers 5 000 m à l’équateur. Mais les effets du froid dans chacune de ces zones ne sont pas vraiment comparables car les rythmes quotidiens sont différents.

Les contrastes thermiques entre versants sont importants lorsque les reliefs sont orientés est-ouest. Les versants qui regardent vers les pôles sont beaucoup moins ensoleillés que ceux qui sont tournés vers l’équateur. Les premiers (ubacs, ombrés ou envers) reçoivent le soleil très obliquement, ils sont frais et souvent à l’ombre et généralement abandonnés à la forêt. Les seconds (adrets, endroits ou soulane) reçoivent plus d’énergie solaire, ils sont donc plus chauds et sont bien souvent cultivés et habités par les hommes. Le contraste adret/ubac est particulièrement visible dans les régions montagneuses ensoleillées.

Pression atmosphérique :

La pression atmosphérique correspond à la pression générée par une colonne d’air en un point donné. Elle s’exprime en pascal (Pa), unité équivalente au newton par mètre carré (N/m2). En moyenne, au niveau de la mer, la pression atmosphérique avoisine 1.013,25 hectopascals (hPa), soit l’équivalent de la pression exercée par une colonne d’eau de plus de 10 mètres en un point. En deçà de 1.010 hPa, les météorologues parlent de basses pressions, synonymes de mauvais temps dans les régions tempérées. Au-dessus de 1.020 hPa, on entre dans les hautes pressions, qui apportent le soleil à ces mêmes latitudes.

La pression atmosphérique diminue avec l’altitude : La pression atmosphérique n’a de sens que si elle est donnée à une certaine altitude, bien souvent le niveau de la mer. Car, puisqu’elle correspond à une pression générée par une colonne d’air, celle-ci diminue de manière évidente si l’on réduit la longueur de la colonne d’air. De plus, cette diminution n’est pas linéaire puisque la concentration gazeuse est plus importante dans les basses couches de l’atmosphère, si bien qu’à 3.000 mètres d’altitude, la pression atmosphérique moyenne est d’environ 700 hPa, tandis qu’à une quinzaine de kilomètres d’altitude, elle n’atteint qu’environ 100 hPa. Autrement dit, 90 % de la pression atmosphérique se concentre approximativement dans les 15 premiers kilomètres de l’atmosphère terrestre.

Pression atmosphérique et météorologie : La pression atmosphérique est mesurée depuis le XVIIe siècle, grâce aux travaux de l’Italien Evangelista Torricelli qui invente le baromètre à mercure. Ainsi, on a pu se rendre compte de variations horizontales de la pression atmosphérique à des mêmes altitudes et définir les dépressions (basses pressions) et les anticyclones (hautes pressions), tous deux fortement liés à la météorologie. Cette différence de pression entre deux points constitue d’ailleurs l’une des principales forces motrices du vent.

Luminosité :

Les rayons U.V. sont répartis en trois catégories : U.V –A, U.V. –B et U.V-C. Les U.V-A sont les moins nocifs tandis que les U.V-C sont extrêmement dangereux pour la santé. Cependant, la couche atmosphérique faisant office de filtre, 99% des rayons U.V. atteignant la surface de la terre sont des U.V-A.
En montagne, la couche atmosphérique diminue, augmentant ainsi le nombre de rayons U.V. C’est pourquoi une protection spécifique devra être adoptée. En hiver, la neige étant un élément réfléchissant 80% des rayons, il faudra être particulièrement vigilants pour ne pas mettre vos yeux en danger.

La luminosité perçue par l’œil provient de la lumière visible. Elle est créée par le soleil où par tout autre source de lumière (feu, électricité, etc.) et est composée des couleurs de l’arc en ciel.

En montagne, la neige étant un élément très réfléchissant (60 à 80% des rayons), la luminosité résultante est très forte. Une exposition prolongée et sans protection à cette luminosité intense peut engendrer une ophtalmie des neiges. Les symptômes ressentis sont dans un premier temps des larmoiements incessants et une sensation de gravier dans les yeux. Peu à peu (4 à 6 heures après l’exposition au soleil), des troubles de la vision apparaissent menant à une cécité temporaire (48h) et les paupières se mettent à gonfler empêchant l’ouverture des yeux. L’ophtalmie des neiges est bénigne mais paralyse la personne atteinte jusqu’à la disparition des symptômes, du fait de sa perte d’indépendance.

Hygrométrie :

L’hygrométrie ( c’est à dire le pourcentage d’humidité dans l’air) diminue vite avec le froid et l’altitude.À 4 000 mètres, elle ne représente déjà plus que le quart de celle qui existe au niveau de la mer.

Au sommet de l’Everest, l’air est très sec, l’hygrométrie est proche de zéro. Cet air sec est hydrophile, il attire la vapeur d’eau contenue dans celui que nous expirons, ce qui explique l’importance des pertes d’eau majorées par l’hyperventilation.

En altitude et dans l’effort, les volumes d’air ventilés pour compenser le manque d’oxygène peuvent être dix fois plus importants qu’au repos au niveau de la mer (de 10 litres par minute à 100 litres par minute).

L’hyperventilation participe donc activement à la déshydratation générale.

La déshydratation par transpiration est également sous-estimée en altitude car la sudation passe inaperçue. L’hygrométrie faible de l’air ambiant accélère le processus d’évaporation de la sudation ce qui diminue la sensation de transpirer.

A contrario, on se déshydrate moins au froid qu’au chaud, car la transpiration a pour seul objectif de maintenir la température centrale du corps à 37 °C et d’éviter l’hyperthermie maligne. Par temps froid, la température de la machine reste plus facilement sous contrôle, la transpiration est moindre et le corps se déshydrate peu.

Ainsi le fait qu’il fasse froid en altitude limite la déshydratation qu’elle induit sur l’organisme en plein effort

En altitude et à l’effort, l’hyperventilation et l’inhalation d’air très sec augmentent les pertes d’eau insensibles et favorisent la déshydratation.
En altitude et à l’effort, la déshydratation par transpiration est importante mais cela ne se voit pas.
Seul avantage de la haute altitude : le niveau d’hygrométrie diminuant à mesure que l’on s’élève, sa capacité à refroidir l’organisme est moindre.

Vent :

Les vents des Alpes :

  • Foehn : vent de montagne sec et chaud, de mer Méditerranée vers les Alpes, soufflant principalement au printemps en Suisse et au Tyrol ;
  • Lombarde : vent de Lombardie soufflant vers les Alpes, présent dans les Hautes-Alpes et en Savoie.

Les vents des Pyrénées :

Balaguère : vent venant d’Espagne et parfois de bien plus loin, souffle dans les vallées des Pyrénées un vent du sud qui amène avec lui un « parfum d’Aventure » ;

Les vents de France :

  • Agueil : aussi appelé aiguolas, est un vent d’est soufflant sur les Cévennes méridionales ;
  • Albe : aussi appelé vent d’Espagne, est un vent de sud-ouest soufflant dans le Roussillon ;
  • Ardênne,djosène: nom féminin ou masculin, vent du nord-ouest pour les Vosges
  • Auster : vent du sud chaud, épais et humide annonciateur d’orage ;
  • Autan: Dans le midi de la France, vent violent qui souffle du sud ou du sud-est;
  • Aquilons : vents mauvais du nord annonciateurs de tempête ;
  • Bise, bîhe (patois vosgien) : vent du Nord en pays de Savoie, Suisse, en Lorraine et Alsace plus nord-est.
  • Cers : vent d’ouest ou de nord-ouest dans le bas Languedoc ; froid en hiver, chaud en été, toujours sec, il amène le beau temps ; Il est aussi appelé Narbonnais dans la région de Narbonne ;
  • Eissaure : vent doux et régulier du Sud-Ouest
  • Farou : vent local du nord-est soufflant dans la vallée du Guiers (Isère) ;
  • Galerne : vent de nord-ouest, froid et humide, dans l’ouest de la France ;
  • Grande bise : en Lorraine, Vosges, vent du nord.
  • Hâle: nom patois lorrain du vent du nord-ouest frais et humide, en Lorraine, Vosges.
  • Hegoa : vent du sud, chaud et sec, mais suivi de pluies au Pays basque ;
  • Levant : vent d’est très humide soufflant en Provence, sur la Côte d’Azur, dans le Roussillon (levant) et en Corse (levante) ;
  • Libeccio : vent d’ouest ou du sud-ouest, violent en toutes saisons, qui traverse l’Italie et la Corse ;
  • Marin : vent de sud chaud et humide soufflant de la mer Méditerranée vers la Provence et le Languedoc ;
  • Mistral : vent du nord ou nord-ouest, soufflant violemment, en toutes saisons, dans la vallée du Rhône, en Provence et aux Îles Baléares ;
  • Mitgjorn : vent du sud soufflant dans le Roussillon ;
  • Noroît : vent du nord-ouest ;
  • Solaire : vent du sud pour les Vosges meridionales
  • Toureillo : vent du sud soufflant dans l’Ariège ;
  • Tramontane : vent froid du nord-ouest et du nord qui souffle en Languedoc et dans le Roussillon ;
  • Traverse : vent d’ouest ou de nord-ouest soufflant du Jura au sud du Massif central ;
  • Vent d’autan : vent de sud-est allant de mer Méditerranée vers le Lot-et-Garonne ;
  • Vent du Midi : vent du sud doux et sec provenant de la mer Méditerranée et soufflant dans le Nord du Massif central, il annonce l’arrivée d’une perturbation, il est dit que lorsque ce dernier cesse de souffler, la pluie est en chemin ;
  • Zéphyr : vent d’ouest doux et chaud.

 

Enneigement :

La neige se forme dans l’atmosphère par congélation de gouttes d’eau en surfusion, à des températures de – 12°C à – 16°C. Les cristaux de neige ont différentes formes, aiguilles, prismes, étoiles, lamelles (toujours à symétrie hexagonale). Ces cristaux ont un diamètre de 5/ 1 000 mm à plusieurs millimètres pour une épaisseur représentant environ 1 / 10 de ce diamètre.

La pression de saturation de vapeur d’eau et la température influent sur la forme et la grosseur des cristaux de neige. Autour de 0°C, ceux-ci se rassemblent pour constituer les flocons bien connus de tous. Comme aux très basses températures, il y a peu d’humidité atmosphérique, les plus fortes chutes ont lieu aux alentours de 0°C. C’est pour la même raison qu’on observe plus de neige sous les latitudes moyennes plutôt que dans les régions arctiques et antarctiques.  

Par ailleurs, il existe une limite inférieure des  » neiges éternelles  » (c’est-à-dire permanentes) en montagne, non seulement tributaire de l’altitude, mais aussi des températures moyennes et de l’importance des précipitations à l’état solide, en un lieu donné.

L’accumulation de neige sur les montagnes constitue d’énormes réserves d’eau; elle protège la terre du gel et favorise ainsi la végétation, surtout celle du blé (vous connaissez peut-être ce proverbe: « la neige est l’engrais du pauvre »). La neige, renfermant beaucoup d’air, est très mauvaise conductrice de la chaleur. Alors que la température peut descendre jusqu’à plusieurs degrés au-dessous de zéro dans la couche supérieure, la neige de la couche inférieure, au contact du sol, se maintient généralement autour de zéro degré.

Prenons une couche neigeuse de 40 cm d’épaisseur: si la température superficielle est de 8°C au-dessous de zéro, la couche inférieure est à la température de 0°C. Voilà pourquoi les petites pousses de blé, les racines et les tubercules trouvent dans la neige une protection contre le gel hivernal.

Pente :

A lire cet article de Michèle Gandit (https://www.google.fr/webhp?ssrp=1#q=la+pente+en+montagne)

Altitude :

Non il n’y à pas moins d’oxygène en altitude. C’est la densité de l’air qui diminue avec l’altitude mais il y a toujours 21% d’oxygène dans l’air ambiant.

Plus on monte et plus la pression diminue : c’est à dire que la couche d’air qui est au dessus de nous est plus fine et donc pèse moins lourd. On peut dire que l’air est moins « tassé » donc moins dense.

La diminution de la pression d’oxygéne dans l’air entraîne une diminution du nombre des molécules d’oxygénes disponibles pour le fonctionnement de chaque cellules : c’est l’hypoxie.

Adaptation à l’altitude

Le corps va mettre en place des mécanismes physiologiques pour essayer de rétablir une oxygénation proche de la normale.

Accommodation
A l’arrivée en altitude, l’organisme met en jeu des mécanismes immédiatement disponibles pour contrebalancer la baisse de l’apport d’oxygène : la ventilation et le débit cardiaque augmentent (= essoufflement et pouls accéléré)

Acclimatation
Au bout de quelques jours en altitude, l’organisme développe des processus plus économiques pour améliorer la capacité de transport de l’oxygène dans le sang : augmentation du nombre de globules rouges (à partir de la moelle des os).

Acclimatement
Quand ces processus sont stabilisés, l’organisme atteint un niveau stable : état d’acclimatement

Dégradation
Après plusieurs semaines passées au-delà de 5500 m on observe une altération de l’état physique et parfois mental des individus. Cette phase de dégradation apparait d’autant plus vite que l’altitude est élevée.

Les pathologies liées à l’altitude

Le mal aigu des montagnes (MAM)

Il touche à des degrés divers toutes les personnes qui tentent l’ascension de sommets élevés. Bénin le plus souvent, il se traduit par des maux de tête et/ou des oedèmes localisés. Grave, il se complique d’un oedème pulmonaire de haute altitude et/ou un oedème cérébral de haute altitude qui mettent en jeu la vie des sujets atteints.

Le seuil d’apparition du MAM est variable selon les individus, l’altitude de leur lieu résidence, l’existence de pathologie (migraines, apnée du sommeil…). Hommes et femmes, quelques soit l’âge, ont la même sensibilité au MAM.

La prévention du MAM

Les quatres facteurs essentiels qui déterminent la survenue d’un MAM sont :

– la vitesse d’ascension
– l’altitude atteinte
– la durée du séjour
– la susceptibilité individuelle

Afin d’effectuer une bonne acclimatation et de prévenir la survenue du MAM il y a quatre règles à respecter :

– Ne pas monter trop vite trop haut

– Eviter les efforts intenses en début de séjour

– Monter suffisamment haut pour s’acclimater, s’il on doit aller en très haute altitude

– Ne pas rester trop haut, trop longtemps

 

Orientation de versant :

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L’adret : L’adret (terme géographique de 1927, issu du vieux français adrecht – adroit, endroit ou bon côté) désigne les versants d’une vallée de montagne qui bénéficient de la plus longue exposition au Soleil.

Dans l’hémisphère nord, à des latitudes situées au nord du tropique du Cancer, l’adret est généralement la face Sud d’une montagne, le Soleil étant toujours au sud dans le ciel.

En versant sud, ou adret, la température est plus élevée et de ce fait la végétation monte plus haut qu’en versant nord, ou ubac. Par journée ensoleillée, un adret alpestre peut recevoir de 8 à 10 fois plus de chaleur qu’un ubac de même pente, facteur qui conditionne la répartition des espèces : essences résistant à la sécheresse en adret (pin sylvestre, pin à crochets), essences recherchant l’humidité en ubac (hêtre, sapin, épicéa, pin cembro et mélèze.

Dans les Pyrénées et en Corse, le terme de soulane ou soulan est synonyme d’adret

L’Ubac : L’ubac (du franco-provençal, opacus : obscur, sombre) [1] désigne dans les Alpes les versants d’une vallée de montagne qui bénéficient de la plus courte exposition au soleil.

Dans l’hémisphère nord, à des latitudes situées au nord du tropique du Cancer, l’ubac est généralement la face Nord d’une montagne, le soleil étant toujours au sud dans le ciel.

La situation sur l’ubac oblige les habitants à adopter des stratégies de compensation ; cela explique pourquoi il est souvent inhabité et très boisé, peu exploitable sur le plan agricole[5]. Il vaut mieux habiter dans l’adret.

Les termes employés dans les Pyrénées sont ceux de bac et d’ombrée, en Corse d’umbrìa.

Latitude et longitude :

Petite vidéo simple mais drôle ici

image_5163_mLatitude et troposphère : La troposphère a un impact direct sur la pression atmosphérique : plus cette couche est fine, plus la pression atmosphérique diminue et avec elle, la pression partielle en oxygène dans l’air ambiant. Aux pôles, la troposphère est plus fine qu’à l’équateur, donc la pression partielle en oxygène, plus basse, si bien que pour une même  altitude donnée, l’exercice sera plus difficile qu’au niveau de l’équateur.

Par exemple, le mont Vinson, qui culmine à 4 897 mètres en Antarctique, est aussi difficile à gravir qu’un sommet de 6 310 mètres comme le Chimborazo situé en Équateur.

La saison : joue également un rôle sur la pression atmosphérique et donc sur la pression partielle de l’oxygène dans l’air. En hiver, cette pression diminue, ce qui augmente légèrement la difficulté des ascensions hivernales.
En résumé :La couche d’air (troposphère) qui recouvre le globe terrestre est moins épaisse aux pôles qu’à l’équateur.
Pour une même altitude, la pression d’oxygène disponible est donc moins importante au pôle qu’à l’équateur